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Le Film Décrypté : Miracle à Milan de Vittorio Da Sica
Avec : Francesco Golisano, Brunella Bovo, Paolo Stoppa, Emme Gramatica, Gualielmo Barnabo
Une vielle dame douée de pouvoirs magiques recueille un enfant trouvé dans un chou. A sa mort, le jeune garçon est confié à un orphelinat dont il ressort à l’âge de vingt ans parfaitement candide. Toto - c’est son nom – découvre alors un terrain vague sur lequel vivent tout un groupe de pauvres gens. A la faveur d’une tornade qui dévaste tout le bidonville, Toto entreprend de réorganiser la communauté et de reconstruire un nouveau camp. Mais l’apparition sur les terrains de pétrole attire la convoitise d’un riche promoteur, le sinistre Mobbi…

La vie est belle…

Réalisé par Vittorio Da Sica, réalisateur du célèbre Voleur de Bicyclette, Miracle à Milan tranche par rapport au courant Néo Réaliste par son approche résolument tourné vers le fantastique. Mais, l’élément qui se dégage le plus du film, c’est son optimiste démesuré, le sourire du héros qui ne vit que pour son prochain et qui nous apprend malgré les difficultés à aimer la vie. Il en résulte un film extrêmement positif, un antidote idéal à la déprime…

Néanmoins, Vittorio da Sica ne se contente pas d’une gentille comédie. Miracle à Milan constitue, comme beaucoup de films néo-réaliste, une critique sans complaisance de la société italienne d’après guerre. Et encore, le film dépasse ce cadre puisqu’il décrit en fin de compte l’affrontement des pauvres et des riches, incarné par un promoteur véreux dont la rhétorique et la gestuelle rappelle invariablement les fascistes. Avec beaucoup d’avance sur son temps, Vittorio da Sica fustige les corrompus, les autorités qui agissent en fonction d’intérêt financiers et non pour le bien être de la communauté.

Mais que penser du final ou par la magie de sa défunte mère, Toto parviendra à renverser la situation. Certains y voient une note d’espoir, mais le recours à la magie ne marque t il pas l’impossibilité des gentils à pouvoir naturellement faire valoir leur bon droit. Toujours est il que Da Sica va jusqu’au bout de sa démarche, celle de faire passer un message humaniste à tout prix. Inutile de préciser qu’il s’agit d’un chef d’œuvre assez méconnu.

Palme d’or 1951
J.H.D. 

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