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Le Film Décrypté : Amarcord de Federico Fellini
Avec : Magali Noël, Bruno Zanain, Pupella Maggio, Armando Brancia, Ciccio Ingrassia, Nando Orfei, Luigi Rossi
Eternelle Italie.

Les flocons de peupliers tombent sur la petite ville de Corpole sur les bords de l’Adriatique, annonçant le retour des beaux jours. Tandis que les habitants se préparent à célébrer une fête fasciste., la caméra suit les aventures d’un jeune adolescent déluré, prénommé Titta et de sa fantasque famille…

Difficile de distinguer ce qui relève du souvenir et de l’invention dans Amarcord, tant Fellini entretient pendant près de deux heures la confusion instaurant une atmosphère irréelle entre rêve et poésie, balancée d’anecdotes en anecdotes. Le réalisateur de La Strada travaille ses souvenirs (Amarcord signifie je me souviens dans un patois italien.) avec un plaisir non dissimulé, un goût pour la fantaisie et une certaine tendresse pour ses personnages, comme lors de la partie de campagne avec la crise de l’oncle Theo.

Mais avec Amarcord, c’est surtout un miroir de l’Italie qui défile sous les yeux des spectateurs, des épisodes les plus graves à d’autres plus réjouïssants. Le film fustige l’absurdité du fascisme, mais Fellini évoque aussi la comédie de l’amour avec le culte des femmes, et le rapport à la religion, des thèmes « très italiens ».

A cet égard, une scène très drôle voit Titta poursuivre Gradisca qui l’obsède au cinéma. Pendant la projection d’un film avec Gary Cooper, le jeune homme tente une approche de siège en siège qui se solde par un cuisant échec. Cette séquence plus au moins vécue est capitale. Elle effectue le lien entre certaines obsessions de Fellini, le cinéma et les femmes.

A la fois drôle et poignant, -on y parle de mort mais aussi de renaissance - , Amarcord reste une des œuvres majeures de son auteur. Elle nous montre que l’humain peut surgir à n’importe quel moment, notamment quand la statue du Duce se met à parler. Un grand moment de cinéma
J.H.D. 

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