sommaire cinéma
@ chroniques de films
articles

Inscrivez-vous à la newsletter PurJus

chroniques cinéma


Kangourou Jack de David McNally
Avec : Anthony Anderson, Jerry O'Connell, Estella Warren, Michael Shannon, Christopher Walken
Jerry Bruckheimer n'est jamais en manque d'idée pour faire fonctionner l'industrie cinématographique à plein. Cette fois-ci il nous décline le buddy movie animalier version kangourou.

Suivant en cela une grande tradition hollywoodienne, passant par Dr Doolittle avec Rex Harrison, l'espion aux pattes de velours ou plus récemment chiens et chats, les films mettant en scène des animaux sont souvent des grands succès familiaux. Et une famille comprend au minimum deux, voire, trois personnes qui payent leur ticket et achètent le DVD.

Mais qui dit famille, dit contraintes. Kangaroo Jack n'est en aucun cas un déferlement de violence ou de sexe moite mais plutôt le bon vieux film du dimanche après-midi, qui plait aussi bien aux enfants qu'aux parents et dans lequel l'action et l'humour se succèdent sans temps mort. En l'occurrence les producteurs se sont focalisés sur les kangourous (une première) et un pays où tout est possible, l'Australie.
Charlie Carbone (Jerry O'Connell) et Louis Booker (Anthony Anderson) sont deux amis inséparables depuis que le second a sauvé la vie du premier. Ces deux acolytes font capoter les affaires mafieuses du beau-père de Charlie (l'inénarrable Christopher Walken). Pour se racheter, ils n'ont pas d'autre choix que de servir d'intermédiaire dans la remise d'une enveloppe. Cette enveloppe devant être remise en plein bush australien, autant dire que la route est longue et semée d'embûches pour les deux héros, maladroits congénitaux, surtout quand l'enveloppe se retrouve entre les pattes de Jack le kangourou.

Le décor ainsi planté, l'intrigue se déroule à son rythme (plutôt trépidant) avec une succession impressionnante de clichés. Les australiens sont représentés comme un peuple d'idiots alcooliques parlant à peine anglais, les héros sont sympas mais légèrement idiots, le bon blanc rencontre une belle blonde américaine (surtout ne nous mélangeons pas avec les australiens) (Estella Warren) et les méchants sont très vilains et eux aussi à moitié débiles.

En dépit de cette base taillée sur mesure pour conforter le spectateur américain lambda dans ses préjugés, le film est plutôt réussi dans son genre. Le personnage de Jack, kangourou numérique est une grande réussite, le tandem comique interprété par Jerry O'Connell et Anthony Anderson fonctionne bien et il se passe suffisamment d'évènements à l'écran pour tenir tout le monde occupé pendant les 89 minutes que dure le film. En un mot, Kangaroo Jack est un film divertissant pour toute la famille ce qui est en soit une bonne surprise. Toutefois, le bestiaire animalier australien étant loin d'être épuisé, gageons que Jerry Bruckheimer nous réserve encore beaucoup de grands films originaux.
G.P.L. 

< autres chroniques



Copyright 2000-2017 PurJus.net - <redac [AT] purjus [POINT] net> [*]
([*] veuillez supprimer les espaces pour former l'adresse mail réelle, merci -
ceci est fait pour lutter contre les collecteurs automatiques d'emails -
anti-spam)