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L'Armée des morts de Zack Snyder
Avec : Sarah Polley, Ving Rhames, Jake Weber, Mekhi Phifer, Ty Burrell

Retour en Enfer

Zombies, Georges A. Romero, Dario Argento, ces noms résonnent toujours, vingt ans après, dans l’imaginaire des cinéphiles passionnés de cinéma fantastique. Car ZombiesDawn of the Dead – demeure encore aujourd’hui un film inégalé, grâce notamment à sa dimension politique toujours d’actualité, la mort programmée de la société de consommation.

Le film de Zack Snyder reprend dans les grandes lignes l’intrigue de son illustre prédécesseur. Une mystérieuse épidémie provoque le retour à la vie des morts qui s’attaquent aux vivants. Jeune infirmière, Ana se réveille un beau matin rattrapée par l’horreur. Elle fuit les membres de sa famille devenus de féroces zombies. En chemin, elle croise un petit groupe de survivants. Ensemble, ils décident de se réfugier dans un centre commercial inhabité. Mais les morts vivants encerclent rapidement leur abri...

A la surprise générale, Zack Snyder détourne assez rapidement le film de Romero pour en livrer une relecture totalement originale. Dès les premières séquences, l’Armée des morts annonce la couleur, celle d’une série B extrêmement nerveuse et sanglante. Le cinéaste renonce au réalisme documentaire de l’original pour une progression dramatique sans temps morts, servie par quelques idées hallucinantes comme l’accouchement d’une femme zombie ou la sortie d’un bus scolaire customisé avec des tronçonneuse, une image qui renvoie plus à Evil Dead et Sam Raimi.

Si Zack Snyder conserve le nihilisme de l’auteur de Zombie, il évite d’introduire dans son film toute dimension politique, un choix regrettable mais parfaitement compréhensible puisque toute allusion risquerait d’être perçue comme une parodie du modèle. Tout au plus, l’auteur revient à une tradition paranoïaque héritée des années 50 sur laquelle se fondait la Nuit des Morts Vivants. Il apporte néanmoins son lot de séquences décalées, notamment la scène où un Burt Reynolds zombifié reçoit une balle en pleine tête, une contribution étonnante au mythe crée par Georges A. Romero.
J.H.D. 

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