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The Island de Michael Bay
Avec : Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Djimon Hounsou, Sean Bean, Steve Buscemi, Micheal Clarke Duncan

Dans un futur proche, après un conflit meurtrier, les rares survivants de l’humanité mènent une existence paisible dans un immense complexe souterrain. Ils attendent le jour où tirés au sort, ils rejoindront une île paradisiaque pour perpétuer l’espèce humaine. Arrivé il y tout juste deux ans, Jordan Six-Echo se pose des questions. Pourquoi tous ses amis ont il perdu la mémoire ? D’où viennent les hommes qui régissent la vie du complexe? Cette île dont ils rêvent tous, existe elle vraiment ? Il découvre finalement l’effroyable vérité et prend la fuite, accompagné de son amie Jordan Two Delta pour laquelle il éprouve des sentiments inattendus...

Adepte d’un cinéma spectaculaire limite bourrin, Michael Bay (la saga Bad Boys, Pearl Harbor) surprend avec The Island, film de science-fiction pas aussi mauvais qu’on voudrait nous le faire croire. Ses héros aux noms si étranges ne sont en effet que des clones maintenus dans une forme optimale en vue de servir de pièce de rechange à de riches clients fortunés. Avec un tel scénario, Michael Bay avait la possibilité de livrer une réflexion habile sur le clonage et ses limites éthiques dans la lignée de Bienvenue à Gattacca, mais le réalisateur refuse d’exploiter son scénario. Une scène résume assez bien le propos: sortis de leur univers concentrationnaire, les héros atterrissent directement dans un bar de l’Amérique profonde, le véritable public auquel Michael Bay s’adresse!

Des lors, The Island déroule un programme que l’on pourrait résumer en deux mots: tout détruire que ce soit une dizaine de véhicules lors d’une poursuite assez spectaculaire ou bien le centre de recherche génétique pour un final un peu bâclé. Balancé entre ses contradictions, film à thèse et cinéma commercial, le film finit néanmoins par livrer quelques moments de pure délire, l’apparition du vrai Jordan Six Echo ou encore cette scène où Scarlett Johansson découvre «son originale» dans une vitrine. Pour ces instants surréels, on veut bien pardonner à Michael Bay les faiblesses de son dernier film.
J.H.D. 

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