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La Horde Sauvage (reprise) de Sam Peckinpah
Avec : William Holden, Robert Bryan, Ernest Borgnine, Ben Johnson, Emilio Fernandez,
C'est au tour de ce bon vieux Sam Peckinpah de revenir hanter l'inconscient des cinéphiles. La Horde Sauvage ressort dans une version director's cut en compagnie d'un autre western, Apportez moi la tête d'Alfredo Garcia. C'est l'occasion de (re)découvrir l'un des cinéastes majeurs de la fin des années 60, un maître de l'action dont l'influence demeure encore importante aujourd'hui...

L'action de ce chef d'oeuvre se déroule aux dernières heures du Far West. Déguisés en militaires, Pike et ses hommes tentent de dérober une importante somme d'argent, destinée à la paye des travailleurs de l'ouest. Il s'agit en fait d'un piège tendu par un ancien de la bande, chargé d'arrêter les hors la loi. Après un carnage, Pike et les survivant du groupe décident de travailler pour un révolutionnaire mexicain. Ce dernier les charge de voler à l'armée américaine, une importante cargaison de munitions convoyée par train...

Le film tourné à la fin des années 60, marque la fin d'une époque, celle des grands westerns hollywoodiens de John Huston et Howard Hawks. A l'écran, cela se traduit par une certaine mélancolie, à l'évocation d'un bon vieux temps à jamais révolu et remplacé par une nouvelle ère, celle de la modernité (symbolisée ici par le train). Mais, Sam Peckinpah, en tout bon visionnaire qui se respecte, annonce par le biais de la mitrailleuse, les prémices d'une sauvagerie croissante qui menace l'humanité.

La fusillade d'ouverture de la Horde Sauvage constitue déjà à elle seule, une scène d'anthologie et elle préfigure déjà l'hallucinante séquence finale. Sam Peckinpah faisait preuve d'une minutie incroyable et cela malgré le nombre important de figurants. En revanche, il s'attira les foudres des studios pour sa mise en scène, en avance sur son temps avec une extrême violence et un usage non conventionnel du ralenti, un style très proche de John Woo (les cowboys qui tombent en arrière au ralenti dans des gerbes de sang). En 1969, Peckinpah définissait ainsi, une autre manière de représenter la violence sur grand écran. La Horde Sauvage est à cet égard, plus qu'un simple western. C'est une oeuvre magnifique, parfaitement maîtrisée qu'il faut voir à tout prix pour ne pas mourrir idiot.

J.H.D. 

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