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C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée
Avec : Michel Cote, Marc-André Grondin, Emile Vallée, Danielle Proulx, Maxime Tremblay

Comme ils disent

25 décembre 1960. Zachary Beaulieu vient au monde au sein d’une famille hors normes, entouré de ses 3 frères, d’un père bourru et d’une mère très pieuse persuadé que son fils, né le même jour que le Christ possède des pouvoirs de guérison. Un rôle difficile à assumer pour le petit garçon jalousé par ses frères d’autant plus qu’il affiche des goûts pour le moins inattendus qui se confirment à l’adolescence. Mais Zachary, attiré par les garçons se cache et souffre en silence pour ne pas décevoir les siens, en particulier son père macho et un peu intolérant…

Tout ceci serait vite joué d’avance si un détail ne changeait pas radicalement la donne. Gervais Beaulieu – formidable Michel Cote – adore ce fils qu’il ne comprend pas. Ils entretiennent dès lors des rapports ambigus entre amour et rejet mais jamais dénués de tendresse car malgré sa rudesse le père cache une sensibilité refoulée : à l’écran ce sont bien sûr les chansons de Charles Aznavour.

Bientôt, les autres frères s’effacent devant Zachary. Ne restent plus qu’un fils et son père, leurs différences. Epuré, le film touche profondément peut être parce que jusqu’au final rien ne semble acquis d’avance. Tout adolescent qui s’est au moins une fois maquillé pour ressembler à David Bowie ou son idole se reconnaîtra dans le personnage de Zachary Beaulieu. C.R.A.Z.Y. atteint ainsi une certaine universalité sans jamais renoncer à son univers singulier et ses personnages chaleureux pour livrer au final de belles émotions de cinéma.
J.H.D. 

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