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Au secours pardon de Frédéric Beigbeder, Grasset
 

Octave revient ! L’ancienne gloire des agences publicitaires a purgé sa peine d’emprisonnement. Après un passage discret par la télévision, il s’exile à Moscou et devient talent scout. Tel un chasseur, il parcourt la Russie des oligarques à la recherche de la nouvelle Claudia Schiffer. Tout dérape quand un ami lui présente la jeune Lena Doytcheva : Octave tombe amoureux…

Messieurs, notre but est simple : que 3 milliards de femmes aient envoie de ressembler à la même. Son ordre de mission en main, le héros de 99 Francs erre comme une âme en peine à travers un pays désorganisé par 50 années de Communisme suivi d’un passage à l’économie de marché au goût amer. Malheureusement, Frédéric Beigbeder échoue sur tous les tableaux. La critique des concours de beauté où de jeunes filles de plus en plus jeunes tentent leur chance dérape lourdement. Naguère, Frédéric Beigbeder comparait la publicité au IIIème Reich. Il recommence ici avec les agences de mode mais toujours avec la même insistance puérile avec des arguments du genre : 6 Millions de morts ne sont pas sans conséquence : nous avons détruit les juifs d’Europe pour y installer la domination des blondes slaves. Puis, il y a cette fine observation sur le voile islamique qui en dissimulant le visage laisse sa chance à tout le monde. Affligeant.

Progressivement, Octave s’efface progressivement qu profit d’un auteur à l’ego démesuré. A l’évidence, Frédéric Beigbder souffre, il a besoin qu’on l’aime, qu’on le console, qu’on lui pardonne les rails de coke, ses maîtresses, en un mot son incapacité à grandir. Au secours pardon permet ainsi de justifier tout et n’importe quoi : coucher avec toutes les filles, lui permettait de réaliser qu’il n’aimait que sa femme. Sortir avec de jeunes filles d’à peine 15 ans constitue un bel antidote face au désenchantement d’un monde capitaliste gagné par la marchandisation des corps. Plus égoïste que romantique, Au secours pardon s’achève évidemment dans l’hystérie et quelques fantasmes d’adolescentes pré pubères. N’importe quoi.

Editions Grasset, 319 pages, 19.90 euros
J.H.D. 

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