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Le Roi est mort de Jim Lewis, 10/18
 

Difficile de lire roman de Jim Lewis après ceux de Philip Roth ou Cormack McCarthy. Non pas que Le roi est mort soit particulièrement mauvais mais l’auteur ne transcende jamais cette tragique histoire de filiation. Jim Lewis suit le parcours de deux hommes que tout semble opposer, Walter Selby et Franck Cartwright. Le premier, héros de la bataille du Pacifique, conseiller du gouverneur du Tennessee était promis à un bel avenir politique mais sa carrière s’est brutalement interrompue le soir où il a commis l’irréparable. Le second, un acteur sur le déclin s’interroge sur sa vie, sa carrière et ses parents qu’il n’a pas connus.

Evidemment, ces deux hommes sont liés mais à la lecture, cela ne saute pas vraiment aux yeux. Jim Lewis isole ces deux hommes dans deux parties disjointes. Du coup, leurs retrouvailles à la fin du livre restent plutôt artificielles. Ambitieux, l'auteur aborde une multitude de thèmes mais jamais en profondeur. L’étude des mœurs politiques d’un petit état du Sud où s’entrechoquent idéalisme et réalisme (corruption) ne manque pas d’originalité mais l’auteur ne développe pas cette piste. Il lui préfère le drame psychologique avant de passer ensuite à une description sommaire du monde du cinéma. On se surprend ainsi à survoler des pages entières, à perdre le fil d’un livre qui malgré quelques bonnes idées reste au fond un peu ennuyeux.

Editions 10/18, 382 pages, 9.30 euros
J.H.D. 

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