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Et mon coeur transparent de Véronique Ovaldé, Editions de l'Olivier
 

Lancelot aimait Irina, il avait même quitté Elisabeth pour cette jeune femme délurée, passionnée par les animaux qu’elle filmait pour les besoins de documentaires animaliers. Mais Irina meurt brutalement dans un grave accident de la route et le petit monde réglé de Lancelot s’écroule. Sa femme conduisait une voiture qui n’était pas la sienne tandis que la police découvre qu’elle est morte empoisonnée à petit feu. Lancelot fait bientôt d’étranges rencontres, un ami, le père d’Irina, autant de personnages qui lui apprennent surtout qu’il ne connaissait pas vraiment celle qui partageait sa vie…

Ce fut en rencontrant Irina qu’il se rendit compte de l’énorme trou qu’était sa vie. A sa mort, Lancelot réalise qu’il a vécu à ses côtés dans un mirage bien à l’abri des turbulences du monde. Déconnecté du réel, le héros de Véronique Ovaldé subit les événements sans broncher : les hommes et les objets apparaissent et disparaissent de sa vie suivant une logique qui lui échappe mais qu’il accepte totalement. Il avait ainsi accepté de se faire appeler Paul par Irina.

L’homme que l’on devine malade suit un traitement et absorbe d’étranges pilules bleues qui lui procurent un formidable désir de non existence en mettant en sommeil sa conscience. Car Véronique Ovaldé ne raconte rien d’autre que le réveil de cet homme confronté à la perte de sa femme et à un réel qui s’est trop longtemps dérobé à lui. Il doit remettre en place les pièces d’un puzzle complexe qui lui permettra de comprendre sa femme et son engagement.

L’auteur travaille en profondeur l’univers du roman noir en jouant sur la fantaisie. Cela ne fonctionne pas toujours, le propos du livre demeurant obscur alors que les personnages ne sont pas toujours réalistes. Il faut ainsi un certain temps d’adaptation pour rentrer dans l’univers de Véronique Ovaldé mais le roman n’en réserve pas moins d’étonnantes surprises comme le final déconcertant où Lancelot, redevenu Paul, brise sa solitude pour devenir un autre homme bien déterminé cette fois à faire entendre sa voix.

Editions de l'Olivier, 232 pages, 18 euros

J.H.D. 

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