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Hemingway et la pluie des oiseaux morts de Boris Zaidman, Gallimard
 

Un jeune écrivain israélien, Tal Chani, est invité par l’Agence Juive à participer à un festival culturel organisé à Dniestrograd, sa ville natale. D’abord réticent, il se laisse convaincre par la perspective de retourner sur les lieux de son enfance et de se remémorer une époque où il s’appelait encore Anatoli Schneidermann…

Ce roman d’une rare indigence explore l’identité russe d’Israël. Mais Boris Zaidman renonce rapidement à exploiter la dualité de son héros. Tout au long du livre, il n’est qu’un immigré russe, rarement un écrivain israélien. Dès lors, le livre se contente d’évoquer paresseusement quelques souvenirs d’enfance d’où émerge telles des images d’Epinal la misère des juifs de l’ex-URSS et les discriminations dont ils étaient les victimes…

C’est long, un peu vulgaire et extrêmement confus. Surtout, l’écriture sans relief de Boris Zaidman manque d’ambition et ravale au rang d’anecdotes enfantines des épisodes pourtant douloureux. L’évocation vers la fin du livre de la Shoah sans rapport avec le reste du livre n’arrange rien et ressemble à un tic littéraire destiné à faire bonne figure. Cela en devient presque indécent vu le ton rigolard d’un livre dont la lecture ne s’impose absolument pas.

Editions Gallimard (Du Monde entier), 226 pages, 19.5 euros
J.H.D. 

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