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Sandman Mystery Theatre: Sleep of Reason de John Ney Rieber et Eric Nguyen, Vertigo
 

Avec Sleep of Reason, l’une des meilleures séries de Vertigo connaît un prolongement attendu avec beaucoup d’impatience par les fans du Sandman Mystery Theatre crée par Matt Wagner et Guy Davis. Malheureusement, l’enthousiasme retombe dès les premières pages où l’on retrouve Wesley Dodds et Diane Belmont aux prises avec des terroristes lors de vacances au Pakistan en 1997. Les deux héros affichent une forme insolente malgré leur âge (vu que la série d’origine se déroule en 1938, ils devraient pratiquement être centenaires) que les fans risquent de prendre pour une grosse trahison du matériau d’origine. C’est d’autant plus étrange que de toute manière, Wesley Dodds n’est pas le héros de cette mini série.

Le rôle incombe à Kieran Marshall, un journaliste envoyé en mission en Afghanistan aux côtés de soldats de l’US Air Force. La mort rôde à chaque coin de rue mais cela ne semble guère effrayer le photographe arriviste et imbu de lui-même. Une menace plus sérieuse plane pourtant sur l’humanité en la personne de Masad, un chef terroriste résolu à répandre le chaos sur toute la planète grâce à une arme qui rappelle celle qu’utilisait jadis le Sandman pour rendre la justice dans les bas fonds de New York…

Les auteurs essaient visiblement de coller à l’actualité récente en évoquant la guerre contre le terrorisme ou le conflit au Proche Orient mais ils ne parviennent pas éviter de nombreuses approximations. Surtout, certains éléments fantastiques alourdissent le récit. Les cauchemars du héros se déploient directement dans le réel ce qui induit une certaine confusion au niveau de l’intrigue et constitue surtout une trahison flagrante à l’ambiance noire mais teintée de réalisme des enquêtes de Wesley Dodds.

Sleep of reason n’est finalement sauvé que par la partie située au Pakistan où est révélée la part la plus sombre de la personnalité du Sandman. En relatant son combat contre une meurtrière surnommée la Mante, John Ney Reiber retrouve l’essence de la série culte créée par Matt Wagner tandis que le trait de Eric Nguyen rappelle les compositions de Guy Davis. Des pages remarquables qui ne sauraient faire oublier l’impression générale décevante.

Vertigo, 128 pages, 15 dollars
J.H.D. 

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