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chroniques littéraires

Hongroise de Eric Holder, Flammarion
 
Variations magyares.

Loin des turpitudes de la vie parisienne, Eric Holder nous entraîne dans une campagne reculée, « un trou du cul du monde, le premier bourg est situé à dix kilomètres. Il faut en compter trente pour trouver un cinéma, des magasins achalandés, un hôpital, des lieux qui ne soient pas fermés à huit heures du soir ». Le narrateur assiste aux funérailles Claude, son ami de toujours. Petit à petit, l’écrivain s’efface et le défunt nous livre le récit d’une vie mouvementée, brisée par la guerre d’Algérie. Devenu médecin, Claude délaisse sa femme et s’attache à la famille d’un courtier en tableaux hongrois, en particulier à Véra, femme fragile et mystérieuse…

Pudeur et retenue sont les maîtres mots de ce roman atypique à l’heure où tous les romanciers français démontrent un nombrilisme des plus stériles. Parfaitement maîtrisé, Hongroise joue sur la fascination, voire la magie qui baigne autour du vieux Ferenczi et de ses filles Iboyla et Vera, prénom anagramme de Reva. Leurs activités liés à des trafics d’œuvres d’art plus ou moins avoués, les partitions de Chopin jouées par la cadette ou encore les tableaux confèrent un certain lyrisme à un récit dont les personnages semblent n’exister qu’à travers la douleur. Un livre émouvant, bercée par une culture fascinante, la magie magyare en quelque sorte.

Editions Flammarion, 198 pages, 15 euros
J.H.D. 

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