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Baise Moi de Virginie Despentes, J'ai lu
 
Le premier roman de Virginie Despentes raconte la rencontre explosive entre Nadine et Manu, deux jeunes femmes, prêtes à tout pour vivre à cent à l’heure et dont l’idéal pourrait se résumer à boire, fumer et baiser. En réaction à un univers hostile, socialement à la dérive et foncièrement machiste, elles n’hésitent pas à forcer le destin en commettant les pires forfaits. De meurtres gratuits en casses sanglants, rien ne semble pouvoir s’opposer à leur volonté…

Mettons tout de suite les choses au clair, on ne lit pas Baise Moi pour s’émerveiller devant la richesse du langage de Virginie Despentes mais plutôt se prendre un méchant coup de boule. A l’instar de son titre, Baise Moi est direct, voilent, explicite mais ce qui peut choquer (la pornographie par exemple) chez Catherine Millet demeure ici
parfaitement justifié tant le livre fait preuve d’une étonnante cohérence. En effet, la rage des deux héroïnes résonne, tel un écho à la cruauté d’un monde où la loi du plus fort l’emporte. A cet égard, Despentes, se livre à une attaque en règle des médias : s’identifiant petit à petit à des Bonnie & Clyde à la française, Nadine et Manu en rechercher une certaine postérité médiatique, symbolisé ici par de glaçantes répliques genre, « faudra penser à laisser un mot à l’AFP » .

Tout ceci pour dire que Baise Moi constitue un grand moment de littérature autodestructrice et que tous ceux qui auront le courage de regarder sous les décombres ne devraient pas le regretter.

J.H.D. 

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