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chroniques de disques

The Polyphonic Spree
"The Beginning Stages of..."
(Good Records)

Quand on croise pour la 1er fois la pochette de ce disque, on se dit que non, décidément, pas possible, le CD a été mal rangé, le casier esoteric-ambiant-bon-pour-ton-corps-bon-pour-ton-tête, après tout, c’est le casier du dessous, et que, hein, c’est vite arrivé de se gourer… [ndr : BriSSS participe ici en marge de son activité de programmateur pop sur Campus Grenoble 90.8]
D’autant que cette pochette arbore 24 personnes trônant fièrement sur un promontoire improbable sur fond de zone industrielle à l’abandon, tous vêtus de longues robes blanches à rebords colorés et vous regardant comme si vous alliez être prochainement des leurs…A priori, et a priori seulement, ce disque ne vous veux pas que du bien…
Sauf qu’il s’agit très exactement du contraire qui vous attend à l’écoute de ce disque absolument merveilleux, un des plus joyeux, radieux qu’il est été donné d’écouter depuis longtemps.
Ce groupe texan, mi chorale (qui tient de la chorale d’enfant pour les chœurs cristallins) mi orchestre de foire (voir l’instrumentation délirante : 24 personnes = 24 instruments ?), est à l’origine de 9 chansons pop grandioses, au souffle mélodique énorme.
On retrouve l’influence de Mercury Rev / Flaming Lips pour l’aspect pop ambitieuse et débridée aux mélodies surpuissantes et pop ouverte à l'aventure en grand (voir la richesse musicale hors du commun). La voix de Tim De Laugher fait d’ailleurs fortement penser à celle de Wayne Coyne des Flaming Lips, cette façon de monter dans les aigus sans trop y croire et de finalement y arriver en étant le 1er étonné…
Il est certain qu’il faille aimer les enluminures, ne pas avoir peur du trop plein et des zigouigouis de piano / flûte / harpe / trompette (rayer la mention inutile), mais devant la puissance mélodique des morceaux et le souffle épique qui inspire le chant de cette chorale frappadingue, on reste sur le cul et on en redemande…
En effet, le mélange détonant « chorale + symphonie musicale » est bien plus qu’un simple procédé servant un habile buzz marketing, car les chansons sont réellement énormes et supportent parfaitement l’instrumentation symphonique qui les dévoilent..
Seul bémol à ce dithyrambe, la 10ème plage du CD, très longue contemplation extatique ou très long mantra minimaliste, qui ne dépareillerait pas de chez Steve Reich, c’est dire… Difficile à gober après ce déluge de tubes pop symphoniques précédemment écoutés…
Mais une chose est sure, vous ne claquerez désormais plus la porte au nez des Jéhovahs de la même manière…

BriSSSS 
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