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Bashing de Masahiro Kobayashi
Avec : Fusako Urabe, Ryuzo Tanaka, Takayuki Kato, Nene Otsuka

Aux images de soulagement qui ont accompagné la libération de Georges Malbrunot, Christian Chesnot ou Florence Aubenas, le troisème film de Masahiro Kobayashi offre un contraste saisissant. Les otages japonais sont systématiquement dénigrés par la presse et harcelés par leurs compatriotes à l’image de Yuko, une jeune femme issue d’un milieu modeste. Pour elle, les humiliations s’accumulent : perte immédiate de son emploi de femme de chambre, appels téléphoniques menaçants, agressions dans la rue. Au pays du Soleil Levant, personne ne comprend vraiment l’engagement humanitaire et désintéressé de la jeune femme coupable d’être revenue saine et sauve…

On a du mal à y croire mais Masahiro Kobayashi s’inspire de faits réels. Il accompagne Yuko dans un long processus qui voit la jeune femme perdre progressivement tout lien avec le corps social. Mais Bashing ne parvient que trop rarement à nous convaincre. Le réalisateur semble s’amuser à humilier son héroïne. Chaque épreuve fait perdre au film un peu plus de crédibilité, Masahiro Kobayashi affichant une misanthropie aiguë qui rapproche son cinéma de celui de Lars von Trier. Si Bashing finit finalement par nous émouvoir un petit peu, c’est quand Masahiro Kobayashi abandonne son sujet, quand il filme la classe ouvrière japonaise où il quand il montre avec beaucoup de justesse la réconciliation entre Yuko et sa belle mère. Mais cela ne suffit pas. Quand tout le monde vous déteste, ne reste qu’une seule option, le départ auprès de ceux qui vous aiment vraiment.
J.H.D. 

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