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Fist of Legend de Gordan Chan
Avec : Jet Li, Billy Chow, Yusuaki Kurata, Shinobu Nakayama, Chin Siu-Hou
Sept ans de reflexion !

C’est énorme, surtout quand on sait comment la carrière de Jet Li a évolué, ces dernières années, avec des navets où son talent demeure honteusement sous exploité… Enfin, mieux vaut tard que jamais et ce film arrive à temps pour prouver l’immense talent de ce digne successeur de Bruce Lee…

Fist of Legend se déroule dans les années trente. A cette époque, une grande partie de la Chine est placée sous le contrôle de l’occupant nippon. Cheng Zhen, jeune étudiant chinois à tokyo, en butte au racisme des japonais doit rentrer précipitemment à Shangaï, afin d’y élucider la mort de son maître. Les soupçons se portant sur un rival, maître d’un clan japonais, la situation s’envenime et semble inexorablement dégénérer vers une bataille rangée entre dojos…

Ce qui frappe le plus dans ce film, c’est évidemment la virtuosité des combats, chorégraphiés par Yuen Wo-Ping, une légende vivante de Hong Kong que les frères Wachowski ont appelé sur Matrix. Les figures sont spectaculaires, les enchaînements extrêmement rapides et l’action ne connaît aucun temps mort même si c’est le lot traditionnel des films de kung fu. Le scénario réserve donc des morceaux d’anthologie qui permettent d’admirer la technique individuelle de Jet Li et de ses adversaires. Au milieu des figures imposées, inhérentes au genre, le combat final, entre le héros et le général japonais, huit minutes d’anthologie, justifie à lui seul la vision du film.

En outre, ce film a le mérite de replacer le kung fu dans son contexte d’art martial avec les différenrtes écoles, le sens de l’honneur (voir le combat entre Jet Li et le maître japonais, père de sa copine…). Ainsi même s’il s’agit d’un remake d’un film culte de Bruce Lee, la Fureur de vaincre, Fist of Legend demeure assez éloigné de l’original et de sa vision presque raciste de l’occupation japonaise. Jet Li, qui n’accepte aucun rôle ambigu, impose néanmoins un traitement plus lisse du héros ce qui a tendance à lui ôter un peu de charisme. Néanmoins, il est clair que si vous ne devez voir qu’un seul film de karaté dans votre vie, c’est peut être celui ci…

J.H.D. 

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