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Les Contes de Terremer de Goro Miyazaki
Avec : avec les voix de Junichi Okada, Aoi Teshima, Yuko Tanaka, Bunta Sugawara

Goro Miyazaki, fils de Hayao Miyazaki. Difficile de se lancer dans la réalisation de films d’animation quand on est le fils du prestigieux directeur artistique des studios Ghibli. Pour son premier film, Goro relève le défi et tente symboliquement de tuer le père dès les premières minutes de ces Conte de Terremer : son jeune héros, Arren assassine son père, le souverain du royaume d’Enlad et s’enfuit loin de la cité. Dans le désert, il rencontre Epervier, un grand magicien avec lequel, il s’allie pour contrer les projets d’un sorcier maléfique. Leur route croise une mystérieuse jeune fille, Therru…

Epervier ressemble au roi d’Enlad, preuve que Goro Miyazaki travaille dans une certaine continuité. Les Contes de Terremer s’appuie sur les standards de Ghibli et rappelle beaucoup par son dessin Le Château Ambulant. En revanche, le film ne joue pas sur l’explosion des formes et des couleurs, une certaine instabilité qui caractérisait le dernier film de Hayao. Goro mène tranquillement son récit, une fable sur l’orgueil démesuré des hommes et leur soif de pouvoir, symbolisé ici par le sorcier qui rêve de percer le secret de la vie éternelle.

On est loin des fables écologiques de Hayao mais le film distille au compte gouttes de très belles chorégraphies, notamment quand il met en scène le ballet des dragons. Pour le reste, Goro et son équipe se reposent sur un peu trop sur le savoir faire technique remarquable du studio japonais. Pour se faire un prénom, Goro devra à l’avenir se montrer plus ambitieux.
J.H.D. 

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