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Lucky You de Curtis Hanson
Avec : Eric Bana, Drew Barrymore, Robert Duvall

Le jeu de l’amour

Las Vegas ne dort jamais. Les casinos ouvrent leurs portes toute la journée et les parties de poker s’enchaînent sans discontinuer. Initié par son père, Huck tente sa chance tous les soirs avec le rêve de remporter le prestigieux World Poker. Mais pour l’heure, il a besoin de trouver 10 000 dollars pour s’inscrire au tournoi, somme d’autant plus difficile à réunir qu’il a refusé l’argent de son père. Il déteste en effet cet homme qui les avait à l’époque abandonnés lui et sa mère. Entre deux parties, Huck rencontre une chanteuse de country, fraîchement débarquée à Las Vegas et l’initie au jeu. Elle tombe sous le charme mais se méfie d’un joueur aussi compulsif…

Lucky you repose sur une équation diabolique que Huck ne parvient pas à résoudre. Un bon joueur de poker doit cacher son jeu, dissimuler ses sentiments, autant de tactiques fatales dans la vie sentimentale. Ainsi, le joueur adverse, la petite amie et finalement le spectateur guette le moindre signe, la moindre parcelle de vérité dans le regard perdu d’Eric Bana. Le joueur ne sait plus où il en est et passe ses nuits allongé sur une chaise longue, au beau milieu d’une piscine vide, à contempler les étoiles. Le jeu de l’amour requiert une sincérité que le jouer de poker ne peut afficher car elle signifierait pour lui la fin de la partie.

Curtis Hanson accentue encore l’enjeu avec la figure de L.C. incarné par un Robert Duvall en verve. Huck déteste ce père indigne mais ne peut qu’admirer le champion de poker et finalement l’homme mais s’il cherche par tous les moyens à le cacher. Adversaires, le père et le fils se partagent néanmoins la mère, symbolisée à l’écran par cette alliance qui change de main constamment. On sera néanmoins surpris par la cohérence de Curtis Hanson. Le film de poker offre des parties palpitantes, mêmes scénarisées et la comédie romantique ne se déjoue pas pour parvenir à un épilogue heureux. Comme le rappelle un des personnages, la vie se résume à gagner et perdre mais aussi à donner et recevoir. Nul doute que dans l’enfer des tables de jeux, Huck comme le spectateur aura sûrement retenu la leçon.
J.H.D. 

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