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La Planete des singes de Tim Burton
Avec : Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bohnam-Carter, Paul Giametti, Mickael Clarke Duncan
Dans un futur proche, Leo Davidson, officier de l'Us Air Force, forme des chimpanzés au pilotage d'astronefs. A la suite de la disparition d'un singe, il décide en partant à la recherche de l'animal, d'explorer un orage electromagnétique. Happé par une brèche temporelle, il attérit sur une planète sur laquelle les singes ont réduit les hommes en esclavage. Capturé, mais parvenant à s'échapper, Davidson tente de percer le secret des primates en se rendant dans la zone interdite, une région où se trouveraient les vestiges de la civilisation humaine. Mais il est pourchassé par le général Thade, un offier qui déteste la race humaine et qui a obtenu les pleins pouvoirs pour l'anéantir...

La Planète des Singes. Plus qu'un étrange roman de science-fiction, un film culte de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston. Un final hallucinant qui continue de hanter tous les spectateurs qui l'ont visionné. Autant dire qu'on avait pas trop envie de voir cette nouvelle version. Surtout que le film souffre et diffère de l'original par un anthropocentrisme assez énervant. En effet, les singes ne sont pas ici de vrais bipèdes tandis que les hommes sont pourvus de la parole. Dans l'original, Charlton Heston est un salaud mais ici, les hommes sont tout gentils...On sent trop l'influence des grandes pontes des studios 21st Fox qui jouent leur saison estivale sur ce projet. Même remarque sur le traitement du personnage d'Ari, délaissée au profit d'une bimbo qui s'amourrache de Mark Wahlberg.

Néanmoins, grâce à un scénario plutôt astucieux (quoique assez alambiqué) et au talent de Tim Burton, la nouvelle mouture parvient à tenir la dragée haute à l'original. Bien découpée, l'intringue s'attache à expliquer l'évolution des singes mais les scénaristes ménagent, à la manière de l'original un coup de théâtre final plutôt original et " Burtonnien "dans sa manière de jouer avec un des grands symboles de l'Amérique. Cela compense son manque de force par rapport à l'original. Les effets spéciaux sont bien évidemment excellents, contrairement au film avec Charlton Heston, les singes bougent les lèvres quant ils parlent. Quant à la mise en scène, on assiste à du Tim Burton classique, bourré d'allusions et d'humours (l'apparition de Charlton Heston, le générique), un peu à la manière de Mars Attack. Evidemment, il faut bien garder à l'esprit que depuis Ed Wood, ce dernier semble avoir quitté le créneau des films d'auteurs pour se consacrer à des blockbusters plus risqués mais plus excitants. Même s'il s'agit de son film le moins personnel, on sent quant même une certaine rigueur qui place cette Planète des Singes au rang des meilleurs blockbusters sortis ces dernières années.
J.H.D. 

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