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A.I. de Steven Spielberg
Avec : Haley Joel Osment, Jude Law, Frances O’Connor, Brendan Gleeson, John Hurt, Sam Robarts
Dans un futur proche, un couple dont le fils est atteint d’une grave maladie, décide d’adopter un enfant robot, capable de simuler de complexes sentiments humains comme l’amour ou la peur. Ce dernier essaie par tous les moyens de se faire aimer par sa « nouvelle » mère mais il n’y parvient pas, d’autant plus que l’enfant biologique, désormais guéri, reprend sa place au sein de la famille. Le couple, effrayé par le comportement du robot, décide de l’abandonner en forêt. Seul, confronté à un monde hostile, l’androïde décide de partir à la recherche d’une fée bleue, seule être capable, d’après lui, d’en faire un petit garçon qui sera aimé par sa maman…

Un film de qui ?

A.I. marque la rencontre de deux monstres sacré du cinéma d’anticipation. Stanley Kubrick eut l’idée d’adapter une nouvelle de Brian Aldriss et impressionné, notamment par Rencontre du troisième Type, demanda de nombreux conseils à Steven Spielberg, avant de lui laisser le privilège de continuer le travail qu’il avait déjà commencé (story-board, repérages…). De ce fait, le spectateur ressent cette double influence. Le début du film étonne, tant il rappelle le style de Kubrick (plans maladivement minutieux, compositions géométriques, éléments circulaires…) mais au fur et à mesure que l’intrigue progresse, c’est un système de narration propre à Spielberg qui prend le dessus. Néanmoins, même dans ces conditions, le réalisateur réussit le pari insensé de conjuguer ses propres idées avec celles de son collègue. Le pessimisme du réalisateur d’Orange Mécanique (arènes de destruction des robots, les androïdes sexuels…) se conjugue bien avec cette quête mystérieuse, développée autour du mythe de Pinocchio (thème récurrent chez Spielberg, le cinéaste de l’enfance par excellence…).

Un Chef d’œuvre ?

A.I. tire donc magnifiquement parti de deux univers particulièrement riches et exceptionnels. Malheureusement, la fin laisse à désirer, tant Steven Spielberg se montre incapable de terminer le film. Contrairement à 2001, le chef d’œuvre d’anticipation de Kubrick, Spielberg ne joue pas la carte du mystère, pire il tente de rationaliser au maximum, d’expliciter ce qui ne devrait pas l’être. Evidemment, à force de prendre le spectateur par la main, ce procédé finit par agacer, surtout que Spielberg use de beaucoup de sensiblerie. Néanmoins, le film conserve suffisamment de magie, d’intelligence et de cohérence, ce qui en fait sûrement la plus belle œuvre de science fiction réalisée depuis bien longtemps…
J.H.D. 

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