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Ghosts of Mars de John Carpenter
Avec : Natasha Henstridge, Ice Cube, Jason Statham, Pam Grier, Clea Duvall
Dans un futur proche, Mars a été colonisée et ses ressources sont exploitées. Le lieutenant Mélanie Ballard et ses hommes reçoivent l’ordre d’assurer le transfert de Desolation Williams, un des criminels les plus dangereux de l’humanité. Arrivés sur place, les militaires ne trouvent que des villages déserts et les traces de combats particulièrement violents. En poussant un peu plus loin leurs investigations, ils se rendent compte que les habitants ont été contaminés par des germes mystérieux qui les transforment en de redoutables guerriers primitifs. Réfugiés dans une ancienne prison, les militaires, les criminels et les rares survivants vont devoir se serrer les coudes pour sauver leur peau…


La Horde Sauvage

Ghosts of Mars ne se résume pas à une nouvelle relecture du Western par un des plus grands maîtres du fantastique encore en activité. En se réappropriant le genre (le train, les indigènes, la forteresse assiégée…), John Carpenter transcende un scénario des plus débiles pour accoucher d’une œuvre hybride, pamphlet politique doublé d’une habile série B. Le cinéma de John Carpenter ne connaît pas de limites, c’est pour cela qu’il ne s’est jamais, aux yeux de ses fans, fourvoyé. Le réalisateur de Vampires abat les barrières raciales, sociales ou sexuelles. Pas de bons et de méchants, pas de blancs ou de noirs, juste des héros, qui lancent cette cinglante réplique finale « Let’s kick some ass. »

Le Bruit et la Fureur

D’un point de vue formel, Ghosts of Mars ne suit pas les sentiers battus des blockbusters traditionnels. John Carpenter prend son temps pour exposer les enjeux de l’intrigue (racontée en flashbacks plutôt bien imbriqués) et abuse d’un rouge saturé assez laid et du bande son résolument heavy metal (Anthrax en autres… ) pour suggérer l’oppression de Mars. Dès lors, le plaisir du spectateur procuré par ces affrontements extrêmement violents n’en est que décuplé, d’autant plus que le réalisateur en profite pour évoquer ses thèmes favoris comme la possession ou la paranoïa… Il ne faut néanmoins pas s’attendre à une quelconque finesse. A l’heure ou Georges A. Romero ou Dario Argento ne sont plus que les ombres d’eux mêmes, John Carpenter livre tout en fureur l’un des meilleurs films.
J.H.D. 

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