sommaire cinéma
@ chroniques de films
articles

Inscrivez-vous à la newsletter PurJus

chroniques cinéma


Christmas de Abel Ferrara
Avec : Lillo Brancato Jr., Drea de Matteo, Ice T., Lisa Valens, Roman Rivera
Ils forment un couple de Yuppies New Yorkais sans histoires avec leur fille unique qu’ils couvrent de cadeaux. En réalité, ils dirigent une entreprise florissante qui inonde les rues avec ses petites doses d’héroïnes en sachets. Quand le mari se fait enlevé par des rivaux (mais qui sont exactement ses ravisseurs ?…), sa femme désemparée doit se démener pour trouver l’argent de la rançon…

Ma petite entreprise

Christmas offre des éclairages inattendus sur des thèmes chers au réalisateur de Body Snatcher comme les ambiguïtés morales ou la drogue… Ainsi, les personnages n’existent que par un paradoxe, comme les deux héros ou le flic ripou qui cherche à leur extorquer de l’argent. L’autre point fort du film réside dans la description qui est donnée du commerce de la drogue. Abel Ferrara semble s ‘amuser à présenter les rouages de cette PME de l’héroïne, symbole d’une Amérique de la libre entreprise. (les séquences de fabrication des doses font partie des meilleures du film…). Surtout, le film pointe du doigt l’absence de scrupules de ses dirigeants, trop contents de s’enrichir pour pouvoir envisager d’autres moyens de gagner de l’argent (même s’il faudra bien, ironie du sort, expliquer un jour à la petite fille la vérité…) à moins que ce ne soit tout simplement le culte de l’argent voire l’American Way of Life. Que ce soit de l’héroïne ou de l’argent, on dépend toujours de quelque chose dans le cinéma de Abel Ferrara et ce petit film brillamment interprété (surtout par lce T et la remarquable Drea de Matteo) en est l’illustration la plus flagrante.
J.H.D. 

< autres chroniques



Copyright 2000-2017 PurJus.net - <redac [AT] purjus [POINT] net> [*]
([*] veuillez supprimer les espaces pour former l'adresse mail réelle, merci -
ceci est fait pour lutter contre les collecteurs automatiques d'emails -
anti-spam)