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Atanarjuat de Zacharias Kunuk
Avec : Natar Ungallaq, Sylvia Ivalu, Peter Henry Arnatsiaq, Lucy Tulugarjuk
Atanarjuat a constitué l'une des sensation lors du dernier festival de Cannes puisque ce premier film de l'histoire du cinéma en langue Inuit fut récompensé par la Caméra d'Or. Inspiré d'une légende, le film suit le destin d'une tribu inuit qu'un de ses membres quitte pour s'établir dans des contrées plus accueillantes. Avant de partir, il promet à sa sœur de revenir la protéger si d'aventure, le mal s'empare de la tribu. Ce dernier ne tarde pas à se manifester, le clan dominant n'hésitant pas à humilier certains membres. Dans ce contexte de rivalités, Oki le fils du chef voit d'un très mauvais œil l'amitié de Atanarjuat et de Atuat, jeune femme qu'il convoite. Jaloux, il n'hésitera pas à lancer ses hommes afin de tuer son rival qui n'a que le temps de fuir nu sur la banquise…

Le principal intérêt du film réside dans la description des coutumes et des rites inuits. La caméra se fait ici gardienne de traditions menacées par la confrontation avec le monde moderne, d'où un certain émerveillement. A partir d'un récit oral transmis de génération en génération, la mise en scène évoque les rapports humains sous un angle de la tragédie Shakespearienne et offre une représentation de l'espace analogue à celle des western, ce qui donne des repères au spectateur mais limite paradoxalement le film dans la mesure où parfois, à trop vouloir donner de gages, la démarche perd de sa spontanéité, le film se limitant alors à une simple reconstitution. Tout ceci conjuguée à une durée excessive laisse une impression mitigée.
J.H.D. 

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