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Non Ho Sonno (Le Sang des Innocents) de Dario Argento
Avec : Max Von Sydow, Stefano Dionisi, Chiara Caselli, Gabriele Lavia
Dans la majorité des films de Dario Argento, la résolution des énigmes passe par une remise en cause des éléments dramatiques initiaux. Ainsi, la vision de ce Non Ho Sonno se révèle particulièrement palpitante vu sous cet angle, parce qu’il ne s’agit pas d’un banal retour aux sources du Giallo comme l’était Trauma en son temps.

Le perroquet au bec de sang

Enfant, Giacomo assiste au meurtre sauvage de sa mère, mais caché et tétanisé par la peur, il ne peut visualiser le visage du meurtrier. L’inspecteur Moretti chargé de l’affaire lui jure qu’il pourchassera l’assassin qui se fait appeler le Nain jusqu’à sa mort. Mais l’enquête s’interrompt suite à la découverte du cadavre du principal suspect, un nain. Vingt ans après, deux jeunes femmes sont sauvagement assassinées à Turin. Giacomo, persuadé que le meurtrier est aussi celui de sa mère décide de revenir sur les lieux du crime afin de mener sa propre enquête, bientôt aidé par le vieil inspecteur Moretti, désormais malade et à la retraite…

La nuit, je mens

Avec Non Ho Sonno (encore traduit bêtement par les distributeurs français !), Dario Argento revisite une partie importante de sa filmographie dont le film aborde la majorité des thèmes (comptine maléfique, villes malsaines, jeu avec la réalité…). Pourtant, le film reste beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Il joue sur plusieurs tableaux, notamment avec la maladie d’Alzaimer de l’inspecteur (il perd la mémoire…) et les évènements dont le héros est témoin, l’occasion plus que jamais pour Dario Argento de nous faire douter de la réalité de ce qu’il nous montre.

Graphiquement, le film marque aussi un tournant dans la carrière du cinéaste puisque ce dernier revient à une représentation crue de la violence. On ne retrouve ici ni les couleurs criardes ni les meurtres à l’arme blanche. Les meurtres restent très éprouvant, surtout celui de la mère du héros au visage défoncé à coups de ce qui s’apparente à une clarinette. Mais Dario Argento ne recherche plus qu’une efficacité totale dans le but balayer les craintes de ne plus être ce qu'il avait été. L’auteur fourmille encore d‘idées (le meurtre de la ballerine, suivant une série d’entre-chats), il ne reste plus qu’à trouver un matériau pour laiiser libre court à son imagination.

En attendant, on peut patienter avec ce très nerveux giallo, un de ses meilleurs films.
J.H.D. 

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