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Suspiria de Dario Argento
Avec : Jessica Harper, Stefania Casini, Alida Valli, Udo Kier, Joan Bennett, Eva Axen
La danse du Diable

Suspiria marque une évolution très importante dans la carrière de Dario Argento. Le réalisateur abandonne le Giallo pour un film fantastique pur. Il commence un travail d’abstraction, déjà amorcée dans les Frisson de l’angoisse, son précédent film…

Susy Banyon, une jeune ballerine américaine, intègre une prestigieuse école de danse suisse de Fribourg. Le soir de son arrivée, elle reçoit une mise en garde de la part d’une des pensionnaires de l’institution qui meurt sauvagement assassinée. Sa mort s’ajoute à une série d’évènements inexpliqués dont une subite anémie qui s‘empare de Susy...

La maison aux fenêtres qui rient.

Dès la première séquence, Suspiria se révèle d’une efficacité redoutable. L’arrivée de Susy, de l’aéroport à l’académie impressionne par la juxtaposition parfaite des élèments qui la comosent. De la musique au couleurs, en passant par la voix du chauffeur, Dario Argento excelle dès qu’il s’agit de suggérer le malaise. Mais le film va beaucoup plus loin. En s’affranchissement progressivement de l’intrigue, en exagérant ses effets, Dario Argento transforme son film en un véritable livre d’images horrifiques. Le thème des Goblins (sur le thème d’une sorte de comptine dénaturée), le travail sur les éclairages et la lumière, à base de couleurs vives et le montage très percutant transcendent des séquences horrifiques pour le moins saugrenues comme celle où une jeune femme se fait poignarder le corps, le cœur battant en gros plan .

Autre thème fort du film, sa mise en scène spatiale. L’académie respire littéralement le Mal et la scène du meurtre du pianiste, sur la place publique constitue un summum du genre (cette séquence sera reprise dans l’Au delà de Lucio Fulci mais en beaucoup plus gore). La ville chez Argento, malgré sa bonhomie, est oppressante et dangereuse et jamais il ne parviendra à rendre cette peur aussi palpable. Dans Suspiria, coexistent rêve et cauchemar, lyrisme et choc. Cette symphonie macabre constitue peut être tout simplement le meilleur film fantastique de l’histoire.
J.H.D. 

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