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Mondo Plympton de Bill Plympton
Avec :
Une sélection de 11 courts métrages réalisés par Bill Plympton.

Je partais avec un à priori plutôt défavorable tant j’exécrais les images que j’avais pu voir de l’Etrange Lune de Miel. Finalement, j’ai adoré ce style très basique, violent, érotique, pince sans rire, surréaliste. Plympton travaille surtout la métamorphose des corps pour montrer la violence du monde qui nos entoure tout en mêlant à ses fantasmes nos peurs les plus primaires (peur des femmes, de la mort…). En tout cas pour peu que sa violence extrême ne vous rebute pas, voici un programme tout à fait irrésistible.

Voici le descriptif des onze sketchs :

1) Comment faire l’amour à une femme.
Du coup de foudre à l’acte sexuel, toute une série de séquences dans lesquelles le dessinateur joue avec le caractère irrationnel et inquiétant de l’amour.

2) Your Face.
Une tête de crooner chante et passe littéralement à la moulinette de l’esprit de Plympton.

3) Comment embrasser.
Le même que le premier en plus drôle et moins violent.

4) 25 façons d’arrêter de fumer.
25 méthodes radicales et humoristiques.

5) Push comes to shove.
Deux hommes, personnages inspirés à Plympton par le tandem Laurel et Hardy s’infligent les pires sévices. Fétichistes du visage, s’abstenir ! (cela rappelle une séquence du chien andalou de Bunuel mais laquelle ?!)

6) Dance All Day.
un intermède musical entraînant et très sympatique, tendance I get around des Beach Boys.

7) Faded Roads.
Encore un autre intermède dans un style musical qui rappelle fortement Dire Straits.

8) Nosehair.
Plympton s’attarde sur une ligne qui lui permet de suivre la destinée d’un homme.

9) La vie excitante d’un arbre.
Des arbres voient défiler la bêtise des hommes à travers les siècles. Très amusant

10) Cinéma Surprise.
Satire délirante de la télévision et d’un certain voyeurisme. Plympton détourne le principe de la caméra cachée pour suggérer la peur dans notre univers quotidien tout en suggérant la méchanceté des hommes face à ces souffrances. Un court bête et méchant jubilatoire.

11) Sex & Violence.
Le court final porte bien son nom. Il s’agit d’une suite de sketchs, certains étant tout simplement géniaux comme par exemple la scène où un homme se pend pour voir défiler sa vie et se rappeler l’endroit où il a perdu ses clés ou celle de l’impitoyable désert avec ce cactus qui fait un doigt à un assoiffé.

J.H.D. 

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