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Sex Academy de Joel Gallen
Avec : Chyler Leigh, Chris Evans, Mia Kirshner, Randy Quaid
Ce film mérite mieux que cette infâme traduction française qui semble tout droit sortie de l’esprit de Marc Dorcel. Quand ce film est sorti sur le continent américain, il s’appelait Not another teen movie. L’idée de ce titre aurait dû rester pour l’exploitation française, cela aurait évité bien des malentendus. Cependant pour les personnes que la vue d’un vibromasseur ou d’une déjection humaine indisposent, je leur conseille vivement de passer leur chemin.

Il s’agit d’une parodie de films d’ados où l’on pourrait trouver un lien de parenté avec les films ZAZ (Zucker, Abrahams, Zucker, les créateurs des Y a-t-il…). Il est certes question de sexe dans ce film –la scène d’ouverture est très trash- mais il serait réducteur de le cantonner à un sous Scary Movie. En effet, comme les frères Wayans, Joel Gallen emprunte à beaucoup de films : American Pie, Sexe Intentions, Elle est trop bien, American beauty, La folle journée de Ferris Buller pour ne citer que ceux-là. Mais là où les Wayans s’enfoncent dans le « foutage de gueule » non justifié, le réalisateur de Sex Academy est bien plus malin car il joue avec les nombreux outils que lui offrent le 7ème art : profondeur de champ, mise en abyme, déconstruction…Les protagonistes du film s’interrogent sur leur fonction dans un film de collège, en utilisant par exemple des livres pour pouvoir préparer leur réaction au fur et à mesure que l’histoire évolue ( Comment sortir avec le play-boy du lycée quand on est une rebelle et qu’on tient à le rester ?) . Il prend même des risques en détournant des outils stylistiques comme le ralenti ou la comédie musicale pour jouer étonnamment avec la narration de son film.

Bien sûr, ce film est une comédie et non pas une réflexion sur le devenir des jeunes américains au lycée… Mais les 2 conditions sine qua non pour qu’un film de ce genre soit réussi sont les gags et le rythme. Il y a parfois des situations qui tombent à plat mais elles sont toujours rattrapées par un rythme qui plonge le spectateur dans 89 minutes qui lui demandent toute son attention et c’est suffisamment rare pour ne pas le souligner.

Alors, ne vous laissez pas intimider par son titre abominable, et profitez de ce film qui n’est peut-être pas la comédie de l’année mais qui fait partie des bonnes surprises de cette trop morne saison cinématographique.


P.S. : Restez jusqu’au bout du générique.
J.F. 

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