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Le Fils de Jean Pierre et Luc Dardenne
Avec : Olivier Gourmet, Morgan Marinne, Isabella Soupart, Rémy Renaud, Nassim Hassaïni
Croix de bois.

Lentement, le champ de la caméra s’élargit. La scène se déroule dans un centre de réinsertion pour jeunes délinquants. L’objectif suit un homme mystérieux, Olivier menuisier formateur. Ce dernier refuse un élève avant de l’épier pour finalement l’accepter. Il s’appelle Francis. Pourquoi le maître s’intéresse t il autant à ce nouveau venu, pourquoi semble-t-il le guetter, le craindre, tel est le mystère du dernier film des frères Dardenne.

Au centre du dispositif, un acteur formidable et une caméra collée au plus près des personnages, d’où un certain réalisme voire du naturalisme même si ce n’est pas le but recherché. Idéalement placée, l’objectif enregistre les errements d’un anti-héros désabusé, magnifiquement traduits à l’écran par des soubresauts, des accélérations. Apre et épuré à l’extrême, la mise en scène s’attache à figurer les motivations du maître, son attitude confuse et inexplicable car comme le déclare sa femme, « personne ne ferait cela ».

Afin d’entretenir ce mystère, les Frères Dardenne usent de toute une imagerie catholique. Elle leur permet d’éviter un certain manichéisme tout en accentuant les états d’âmes du héros. Elle donne surtout les clés d’un film profondément humaniste dans lequel, la caméra accompagne Olivier Gourmet dans un douloureux chemin de croix avant de laisser place à une résurrection. Un des images forte d’un film qui n’en manque pas.
J.H.D. 

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