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L.I.E. (Long Island Expressway) de Michael Cuesta
Avec : Paul Franklin Dano, Bruce Altman, Billy Kay , James Costa, Brian Cox
Le vieil homme et l’enfant.

Les premières images sont trompeuses, et à peine commencé, Long Island Expressway joue avec les attentes du public. Le spectateur entrevoit tout d’abord une chronique sociale dans les banlieuex chics américaines, puis une histoire de garçons à la derive comme chez Larry Clark (Bully). Mais Michael Cuesta livre une œuvre beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

Au centre de L.I.E., un adolescent de quinze ans sans repères. Howie vit a proximité de la Long Island Expressway, autoroute tres fréquentée et réputée dangereuse, où sa mère trouva la mort. Depuis ce drame, Howie vit avec un père immature, entrepreneur peu scrupuleux, et traîne un profond malaise existentiel dans les allées d’une paisible banlieue résidentielle. Il se lie d’amitié avec Gary, un copain de classe avec lequel, il cambriole des maisons. Au cours d’une de ces visites, les adolescents sont repérés par leur victime, un ancien officier du Vietnam, surnommé Big John. Gary, prostitué occasionel et victime du militaire à la retraite dénonce son compagnon.

Big John aborde donc Howie et le film prend un nouveau depart, s’articulant autour des relations ambigues entre le vieux pédophile et le jeune garcon, sujet risqué traité avec beaucoup d’intelligence par Micheal Cuesta. Howie se cherche un père de substitution pour pallier les absences du sien et le pari du film consiste à rendre plausible l’amitié entre le garçon et Big John. Le film saisit à merveille les errements de l’adolescent, entre révolte et fascination, peur et complicité. Le réalisateur peut en outre s’appuyer sur le jeu très naturel du jeune Paul Franklin Dano, et celui plus sobre de Brian Cox. Abordant des sujets jugés « politiquement incorrects » sous un angle original, Long Island Expressway sort des sentiers trop rebattus du cinema indépendant américain pour distiller un trouble profond dans l'esprit du public.
J.H.D. 

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