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Monsieur Schmidt de Alexander Payne
Avec : Jack Nicholson, Kathy Bates, Hope Davis, Dermot Mulroney, June Squibb
Assis dans son bureau à quelques heures de la retraite, Warren Schmidt attend désespéremment l‘étincelle qui animerait une existence trop conformiste. Le décès de sa femme, suite à une attaque cérébrale, achève de balayer tous ses repères et lui offre l’occasion de se remettre en question. Il décide de parrainer un petit orphelin africain auquel il envoie un abondant courrier et part pour le Nebraska assister sa fille, sur le point de se marier avec un homme qu’il déteste…

Alexander Payne offre ici la vision d’une Amérique désanchantée et totalement désoeuvrée, incapable de communiquer avec les autres et elle même, ce qu’ilustre la correspondance entre Ndugu et Schmidt. A cette vision pessimiste, le réalisateur oppose le mode de vie de provinciaux new age et quelque peu détachés des réalités dont il essaie de se moquer gentiment. Malheureusement, il s’agit pratiquement de ploucs traités avec une condescendence proche du mépris. On ne retrouve donc ni le sens de l’observation ni le comique des frères Coen, notamment parce que Alexander Payne semble se focaliser sur Schmidt, personnage misanthrope pratiquement muet incarné avec intelligence par Jack Nicholson. Coupé de ses racines (la visite finale au musée de l’Ouest) et de sa famille, Schmidt reçoit une lettre de remerciements de son petit filleul africain. Cela n’a l‘air de rien mais cette séquence sauve le film de la caricature cynique et facile et donne au vieux monsieur l’impression qu’il n’a pas totalement raté sa vie.
J.H.D. 

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