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La Forêt sans nom de Aoyama Shinji
Avec : Nagase Masatochi, Kyoka Suzuki, Nene Otsuka, Yoshio Harada, Masashi Yamamato
Polar, japonais, psychédélique, décalé. 4 mots pour définir ce film étrange qu'est la Forêt sans nom.

Une jeune fille refuse de se marier avec son prétendant, elle se réfugie dans une maison de repos dans les montagnes pour se ressourcer. Sa fuite risquant de remettre en cause un mariage avec un bon parti, le père engage Mike, un privé raté se prenant pour Mike Hammer, pour aller récupérer sa fille. Arrivé dans cette retraite Mike est confronté à des évènements surprenants dont la forêt semble être à l'origine…

Rappelant plus les Rivières pourpres que Shock Corridor, La Forêt sans nom est bref (71 minutes) mais parvient malgré tout à arrimer solidement ses spectateurs au film en créant une ambiance horriblement oppressante. Force est de constater que les mystères entourant la retraite dans la forêt ne sont pas fait pour rassurer, d'autant plus que Shinji Aoyama, le réalisateur ne dévoile que peu d'indices sur "ce qui se passe" et pose en vrac ses questions sur le sens de la vie, la place des jeunes au Japon etc… Evitant intelligemment d'y répondre, le film baigne dans une certaine ambiguïté. Cette ambiguïté et le climat malsain du film ne suffisent toutefois pas à transcender l'impression globale se dégageant du film. En choisissant un anti-héros mangaïen, le réalisateur refuse d'ancrer son film dans le sérieux, et lorsque la Forêt sans nom change de ton, le spectateur se retrouve déboussolé ne sachant plus s'il a à faire à une comédie loufoque, un polar, un film fantastique ou un drame psychologique sans pour autant qu'aucun de ces genres ne soit réellement convaincant. Plus grave, c'est comme si le film s'interrompait aux deux tiers du métrage. La fin est précipitée, alors que le spectateur vient à peine de s'installer dans les mystères de la retraite forestière, l'action s'accélère brutalement … et le film est terminé.

Dommage.
G.P.L. 

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