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Chicago de Rob Marshall
Avec : Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones, Richard Gere, John C. Reilly, Queen Latifah
Ton univers impitoyaaaableuh !!!

Roxie Hart (Renée Zellweger), blonde un peu sotte, trompe son mari pour entrer dans le milieu du music hall mais se fait tromper par tous les hommes. Velma Kelly (Catherine Zeta-Jones), belle garce brune, fait un tabac dans sur la scène du music hall mais ne se laisse impressionner par personne et surtout pas par les hommes. Elles commettent chacune un meurtre à quelques heures d’intervalle. Roxie rêve d’être Velma mais dès que les deux se retrouvent en prison, la donne va changer… Quelques détails au passage : l’histoire se passe dans le Chicago des années 20 où les médias raffolent des unes sanglantes ; il s’agit aussi d’une comédie musicale dans la plus pur tradition. Accrochez vous pour deux heures décoiffant…

Chicago est à l’origine un show crée à Broadway par feu Bob Fosse mais c’est moins une comédie musicale qu’une revue de numéros musicaux et c’est là qu’intervient le coup de génie scénaristique. Les séquences chantées et dansées seront directement issues de l’imagination des personnages et cette simple donnée empêche le film d’être une simple revue filmée. Mieux, elle illustre le côté plus sombre d’une histoire encerclée par les artifices. Le procédé est parfois poussé au maximum par Rob Marshall en jouant dans une même séquence entre le rêve et la réalité, en les superposant, parfois même en se répondant. Le meilleur exemple pourrait être cette scène où Roxie, face aux journalistes, régurgite son texte que lui a fait apprendre par cœur Billy Flynn (Richard Gere, incroyable en claquettes !). Brusquement on vire au numéro de ventriloquie.

Evidemment les amoureux de All that Jazz, le film de Bob Fosse, regretteront peut-être l’absence de coup de folie car tout est parfaitement en place pour que les numéros nous apparaissent comme des fragments de rythmes élémentaires à l’image de ces numéros percutants. Difficile de ne pas être ébahi devant les prouesses des comédiens qui interprètent eux-mêmes leurs numéros (mon coup de cœur : John C. Reilly et son émouvant Mr Cellophane). J’ai même été obligé de reconnaître les efforts de la pourtant horripilante Renée Zellweger.

Enfin, pour un film provenant d’un pays qui recherche à imposer sa norme universelle, le fait de voir un film nous proposant une fin d’une telle immoralité a quelque chose d’assez jubilatoire et réconfortant.
J.F. 

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