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The Matrix Revolutions de Andy Wachowski et Larry Wachowski
Avec : Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Hugo Weaving, Jada Pinkett Smith
360°

Matrix Revolutions, le film de trop? Au regard des qualités des deux précédents films de la série, les spectateurs ne pouvaient qu'attendre avec fébrilité la fin des aventures de Néo au pays de la Matrice. Façon serial, Néo était laissé dans une bien fâcheuse posture, avec l'agent Smith pénétrant dans "le monde réel" et la guerre entre les hommes et les machines se profilant.

Matrix Reloaded avait dévoilé le pot au rose et toutes les spéculations intellectuelles sur le pourquoi et le comment de The Matrix étaient parties en fumée avec la rencontre entre Néo et l'Architecte (l'Architecte n'étant pas programmé pour mentir, CQFD…) (apprécions au passage le tour de force des frères Wachovski. qui ont réussi à faire avaler à la Warner une fin anti-commerciale au possible, ladite fin qui explique le violent ressentiment des fans et de la critique envers les opus 2 et 3 : nous avons tous été manipulés).

Une fois cet aspect narratif de la trilogie mis de côté faute de combattant (et force est de constater l'extrême maîtrise des frères W. dans ce domaine ce qui en fait d'une certaine façon rien de moins que les dignes héritiers d'Alfred Hitchcock), le roi est nu et Matrix Revolutions se doit alors d'être regardé comme un film parmi d'autres. Malheureusement, après les sommets de virtuosité atteints sur Reloaded, rude est la chute de Revolutions. En effet là où Reloaded était Le film d'action imparable, Revolutions n'est en aucun cas le film de guerre qu'il aurait pu être.

Tous les éléments narratifs propres aux films de guerre sont présents (un siège désespéré contre des ennemis plus nombreux, une mission kamikaze ayant pour but de sauver les assiégés, personnification des enjeux du conflit à travers la mise en exergue de certains personnages, etc.), pourtant Revolutions est incapable de décrire de façon satisfaisante les relations entre les différents protagonistes du film, alors que c'est précisément ce point qui magnifie les films de guerre et leur permet de dépasser le stade de la simple succession de combats (cf. Full Metal Jacket, la Grande Illusion, etc.). A vrai dire les scènes de confrontations de Revolutions sont le plus souvent niaises et les personnages choisis pour personnifier le conflit, comme Niobe et le Kid, manquent singulièrement de profondeur.
Même les scènes de bataille ne sont pas à la hauteur des deux précédents films. Alors que visiblement la scène de défense de Zion a englouti une grosse partie du budget du film, cette scène est avant tout une épreuve pour les spectateurs. Le montage est serré, l'image crépite et le nombre d'informations visuelles à l'écran est trop élevé pour le commun des mortels. Résultat : un bon mal de crâne et la désagréable impression que la Matrice a fait un tour de trop.
G.P.L. 

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