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Le Monde de Nemo de Andrew Stanton et Lee Unkrich
Avec : les voix de Albert Brooks, Ellen DeGeneres, Alexander Gould, Willem Dafoe, Geoffrey Rush, Eric Bana, Brad Garrett, Allison Janney (V.O.)
Le Grand Bleu

Le Monde de Nemo commence par une scène inaugurale surprenante pour un dessin animé estampillé Disney. Le poisson clown Marin assiste impuissant à la mort cruelle de sa compagne, dévorée avec ses 400 œufs par un gigantesque barricuda. Dès lors, il consacre sa vie à élever l’unique survivant du drame, le petit Nemo. Malgré une nageoire atrophié et les nombreuses mises en garde de son entourage, le petit poisson rêve de partir à la découverte du monde. Un jour, il s’éloigne un peu trop de ses amis et tombe dans les filets d’un plongeur. Traumatisé par le drame initial, Marin se lance à sa recherche de son fils bientôt retenu dans l’aquarium d’un dentiste.

Le film alterne alors deux récits, le voyage du père et les tentaives d’évasion hilarantes du fils. On retrouve à chaque fois le coup de génie de Pixar, une maîtrise technique époustouflante et un soin particulier portée aux personnages. Ceux de Nemo se distinguent par leurs blessures visibles et invisibles, nageoire atrophiée du héros, trauma de Bruce le requin végétarien, amnésie de la daurade Dory. La grande réussite du film tient dans sa capacité à construire du burlesque à partir de leurs handicaps. Andrew Stanton et son équipe composent ainsi une galerie de personnages à la fois graves et hilarant, suceptibles de toucher un large public par les multiples références.

On peut néanmoins regretter certains défauts mineurs. L’intrigue reste peu originale, et les scènes pourraient s’assembler dans n’importe quel ordre ce qui prive le film d’une certaine continuité, d’un véritable élan. D’autre part, on ne distingue aucun discours sous jacent contrairement à Monstes & Cie et sa critique déguisée de l’industrie du spectacle. Mais la magie Pixar opère toujours et le Monde de Nemo se distingue par un travail d’écriture une nouvelle fois admirable, un sans faute jusqu’à présent.
J.H.D. 

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