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Requiem for a dream de Darren Aronofsky
Avec : Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly, Marlon Wayans, Christopher Mc Donald
Sarah Goldfarb reçoit un jour ce qu'elle croit être une convocation pour participer à un jeu télévisé. Dès lors, elle ne vit plus que dans l'attente du jour où elle pourra rentrer dans un monde qu'elle a toujours idéalisé, n'hésitant pas à s'astreindre à un régime draconien dont le but est de lui permette de porter sa robe fétiche le grand soir. En parallèle, le film suit l'itineraire de son fils Harry, toxicomane qui avec sa copine Marion et son meilleur ami Tyrone monte un coup pour se sortir de la dèche. Evidemment, noyés dans leurs illusions, leurs rêves se tranforment inélucablement en cauchemars...

Autopsie d'un mensonge. Inspiré du roman éponyme de Hubert Selby Jr., est une critique implacable du rêve américain. D'un côté, il dénonce au travers du personnage de Sarah, la mainmise des médias sur la société, leur démagogie sous-jacente (la télé comme symbole d'élévation sociale) mais aussi le recours abusif aux médicaments. De l'autre, grâce au personnage de Harry, il décrit le désenchantement d'une certaine jeunesse américaine, désoeuvrée et incapable de trouver sa place dans une société intégralement fondée sur le pouvoir de l'argent.

D' un point de vue cinématographique, le film fourmille de trouvailles visuelles comme le split screen ( écran coupé en deux qui permet de dédoubler les points de vue au sein d'une même scène) les jeux de lumières délavées, un rythme saccadé et toujours les mêmes images qui reviennent comme des gimmicks terrifiants, notamment celui de l'oeil. La mise en scène ingénieuse retranscrit alors parfaitement les changements de perceptions temporelles comme spatiales dus à la drogue, la répetition des prises, les sensations qu'elles induisent. La direction des acteurs est tout bonnement hallucinante, Aronofsky parvient à en tirer le meilleur, ces derniers prenant des risques énormes pour se laisser filmer sous des angles peu flatteurs. La bande sonore implacable souligne parfaitement le caractère inéluctable du destin qui s'acharne sur les différents protagonistes, Aronofsky faisant preuve d'un certain sadisme dès qu'il s'agit de faire souffrir ses héros. Epoustouflant sur le fond comme sur la forme, un film remarquable.
J.H.D. 

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