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Traffic de Steven Soderbergh
Avec : Michael Douglas, Catherine Zeta-Jones, Benicio Del Toro, Denis Quaid, Thomas Milian
Robert Wakefield, juge de la cour suprême de l'Ohio devient porte parole de la lutte anti drogue du gouvernement fédéral. Sous son impulsion un vaste coup de filet fait tomber Eduardo Ruiz. Ce dernier décide de témoigner contre Carlos Ayala, un gros bonnet de la pègre de San Diego. Ce dernier est arrêté sous les yeux de sa femme, Helena, qui découvre pour l'occasion ses agissements. Elle décide de prendre en main les affaires de son mari et cherche à faire éliminer Ruiz. Au même moment, à la frontière mexicaine, le général Salazar, aux ordres du juge Wakefield, cherche à démanteler le cartel de Tijuana et emploie pour y parvenir les services de Javier Rodriguez, un flic incorruptible qui va découvrir ses véritables motivations. Pendant ce temps, alors que son action semble porter ses fruits, Wakefield doit faire face à sa fille qui a basculé dans l'enfer de la drogue...

L'avenir d'une illusion. Inspiré d'une mini-série britannique, Traffic propose une description de la lutte anti-drogue très ambitieuse. Multipliant les points de vue, jouant sur tout les tableaux que ce soit consommateurs/vendeurs ou trafiquants/policiers, bénéficiant de moyens forts conséquents et de l'aval des autorités fédérales, Traffic est un film riche et très intéressant. Même si les trois histoires imbriquées sont d'un niveau inégal (celle de Benicio Del Toro demeurant nettement plus palpitante), le film reste très cohérent grâce au talent de narrateur de Steven Soderbergh. La mise en scène n'est pas en reste avec un rythme très soutenu, des jeux de caméra et une direction d'acteurs optimale. Surtout, Sodebergh a apporté un soin tout particulier à la photographie avec un système de filtres très original. En fait, on ne peut reprocher à Traffic qu'une seule chose: le parti pris du film trop proche des USA et qui évite quelques écueils. (par exemple, Soderbergh évite soigneusement le problème des relations troubles entre le gouvernement américain et certains pays producteurs de drogues). Enfin, malgré cette réserve, Traffic constitue une démonstration magistrale de la part d'un réalisateur qui s'impose au fur et à mesure comme l'un des plus brillants de sa génération.
J.H.D. 

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