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Fahrenheit 9/11 de Michael Moore
Avec : Un documentaire de Michael Moore
On ne pourra pas reprocher à Michael Moore d’afficher la même neutralité que Raymond Depardon dans son dernier film. Le cinéaste relate les quatre premières années de présidence de Georges W. Bush, de son élection à rebondissement jusqu’au déclenchement mouvementé de la guerre en Irak.

Fahrenheit 9/11, c’est pour commencer quelques scènes qui n’ont jamais été vues en France comme les protestations de certains élus noirs américains, vite étouffées faute du soutien du moindre sénateur démocrate. Michael Moore confirme également ce que l’on osait pas croire sur les collusions entre l’équipe du président et le monde des affaires, les grands médias et la famille royale saoudienne. Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt les supposées dérives fascisantes de la Maison Blanche mais surtout de dénoncer le cynisme des gouvernants américains et leur réelles motivations, l’argent et l’enrichissement personnel qui guident avant tout leur politique.

Sur la forme, Fahrenheit 9/11 surclasse allègrement Bowling for Columbine. Michael Moore s’efface au profit d’un montage d’archives percutant avec quelques effets de distanciation assez incroyables, notamment le générique du début et les apparitions de Georges W. Bush devenu un personnage de cinéma à part entière.

A la veille d’élections cruciales pour la planète, Michael Moore part en guerre contre le clan Républicain. Fahrenheit 9/11 affiche complaisamment sa nature de pamphlet politique un peu trop parfois au risque de rater sa cible. Si le film attaque en règle l’équipe de Georges W. bush, il évite soigneusement de prendre position en faveur des démocrates, la seule alternative crédible aux républicains. Michael Moore n’a jamais caché ses sympathies pour Ralph Nader candidat indépendant écologiste dont la présence favorise Georges W. bush en nuisant au camp démocrate. L’absence totale de prise de position devient ainsi rapidement ambivalente car au delà de la simple critique frontale, Michael Moore ne propose rien. Au peuple américain de se prendre en main et de changer le cours de l’histoire.
J.H.D. 

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