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Carnets de Voyage de Walter Salles
Avec : Gabriel Garcia Bernal, Rodrigo de la Serna, Mercedes Moran, Jean-Pierre Noher

1952. Deux étudiants en médecine argentins, Ernesto Guevara de la Serna et son ami Alberto Granado quittent Bueno Aires pour un long périple à travers le continent sud américain. De l’Argentine au Venezuela, en passant par le Chili et le Pérou, ils sillonnent l’Amérique latine à bord d’une vieille motocyclette baptisée « la Vigoureuse ». Les jeunes gens idéalistes découvrent rapidement une réalité sociale alarmante…

Beau voyage à travers l’Amérique latine des années cinquante, Carnets de Voyage se heurte très vite à une vérité historique que le cinéaste brésilien tente maladroitement de contourner. Tout le monde connaît le destin du personnage principal et en s’inspirant des carnets de routes rédigés par le Che lui même, le cinéaste élimine toute distance entre les faits rapportés et l’autobiographie exaltée du révolutionnaire sud américain.

Carnets de Voyage humanise ainsi le personnage. Sous les traits de Gabriel Garcia Bernal, le film donne l’image d’un Che Guevara timide et naïf qui découvre progressivement la pauvreté et la misère des paysans sans terres. Ecrasé par le poids du mythe, Carnets de Voyage aligne les vignettes édifiantes, évacuant au passage la moindre dimension politique jusqu’à l’arrivée des deux héros dans une léproserie. Entouré par des malades et autres réprouvés, le film échappe à la logique d’une transposition simpliste de l’autobiographie du Che pour enfin oser l’émotion et le cinéma. De trop rares mais précieux moments de respiration pour ce prévisible mais beau film d’aventures.
J.H.D. 

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