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Final Cut de Omar Naim
Avec : Robin Williams, Mira Sorvino, Jim Caviezel, Mimi Kuzyk, Thom Bishops

Au final… pas grand-chose.

Dans le futur proche, un implant révolutionnaire dans le cerveau enregistre intégralement votre vie. A votre mort, des “monteurs-mémoire” puisent dedans pour réaliser un best of de votre existence. Parmi eux, Alan Hackman est réputé pour sa capacité à enjoliver sur une table de montage la vie du pire des salauds. En travaillant sur le film d’un de ces patrons, Alan découvre une image de son enfance qui le hante depuis toujours…

Final Cut est le parfait exemple du film prometteur rendu totalement inintéressant par la prédominance de ses ambitions. Et pour son premier film de fiction, Omar Naim n’en manque pas : construction d’une intrigue autour d’une étape fondamentale de la fabrication d’un film entrecoupée de thématiques sur la surveillance permanente, la propriété de nos souvenirs, la difformité de ceux-ci face au réel, la culpabilité et la parabole du mangeur de péché…Ouf ! Omar Naim a certainement beaucoup réfléchi sur ces notions mais il est passé à côté de l’essentiel : l’intégration subtile de celles-ci afin de laisser l’histoire primer.

En ce sens, Final Cut fait penser à un Bienvenue à Gattaca raté. Les deux films se ressemblent par leur ambiance très orwellienne mais Andrew Niccol est parvenu à synthétiser cette somme d’influences pour en faire un film de science-fiction à la fois proche de nous et ambitieux par son traitement plastique. Final Cut ne donne qu’une impression de fouillis. Parce qu’incapable d’écrire une histoire cohérente au service de ses idées et de se situer sur un plan générique (science-fiction ? drame psychologique ? thriller politique ?), Omar Naim peine terriblement à donner de la profondeur à ses personnages. Mira Sorvino n’a rien pour défendre son rôle, Jim Caviezel ne semble toujours pas s’être remis de La passion du Christ et la mine compassée de Robin Williams devient vite agaçante. Par conséquent, on se fiche complètement du chemin de croix de son personnage et l’on attend patiemment la fin du film pour mieux l’oublier ensuite.
J.F. 

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