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Night watch de Timur Bekmambetov
Avec : Konstantin Khabensky, Vladimir Menshov, Valeri Zolotukhin

Deux armées se font face et s’affrontent sur un pont avant que la caméra se fige façon bullet time. Voici en un plan Matrix et le Seigneur des Anneaux réunis et tout le projet résumé en quelques images. Nightwatch se présente en effet comme le premier blockbuster russe mais la copie peine à égaler ses modèles.

En 1342, après une guerre sans vainqueur ni vaincu, les forces du Bien et du Mal concluent un pacte de non agression. Chaque camp désigne alors des représentants aux pouvoirs surnaturels pour surveiller les forces du camp adverse, les nightwatchs pour le Bien et les daywatchs pour le Mal. Mais une prophétie annonce la venue d’un être dont les choix pourraient faire basculer le rapport de force et l’issue du conflit.

Night watch compile ainsi sans scrupules une dizaine d’années de blockbuster américains. On pourrait éventuellement accepter ce manque flagrant d’originalité si le film proposait un spectacle de qualité mais les scènes d’actions fouillies sont mal cadrées et mal éclairées, l’intrigue reste soporifique et confuse. On a même droit à quelques scènes kitschissimes en particulier la scène d’envoûtement pourtant décisive du début du film.

Deux éléments sauvent quant même Night watch de la débâcle totale, le portrait sans concession d’une Russie contemporaine sans idéologie et livrée au capitalisme et un twist final plutôt astucieux qui maintient in extremis un semblant d’intérêt à ce film destiné à devenir une trilogie.
J.H.D. 

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