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Rencontre avec Pascal Thomas de
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Lundi 9 avril 2001.
Pascal Thomas vient au cinéma l'Ermitage (Fontainebleau 77) pour présenter son dernier film Mercredi folle journée. Il est accompagné d'une des actrices, Isabelle Candelier. Il répond aux questions des spectateurs après la séance…

Pascal Thomas commence par remercier la direction du cinéma pour son invitation. Il se rappelle de son enfance dans la région, de ses études au lycée Carnot (aujourd’hui Lycée François 1er ) et surtout, il évoque les films de sa jeunesse. C’était justement dans le cinéma qui l’accueille ce soir, des films d’aventures tel La Flibustière des Antilles, il cite aussi des réalisateurs comme Raoul Walsh qui ont forgé sa vocation.

L’idée de base.
Pour le réalisateur, le film s’est petit à petit construit logiquement. A partir du moment, où le film est centré sur les enfants, il doit entraîner avec lui leurs parents, puis les relations de ses derniers. Ensuite, l’intrigue est bâtie à partir de diverses idées généralement dénichées dans la presse écrite...

Les difficultés liées au tournage.
D’après Pascal Thomas, il s’agit du film qui lui a posé le plus de difficultés techniques formelles. Le film s’articule autour de plusieurs récits menés en parallèle, l’exigence de simultanéité est fondamentale. De plus, le nombre important de personnages demande une exposition longue afin de mieux les cerner, de ne pas les confondre…

La direction des enfants constituait bien sûr l’une des principales difficultés. D’après le réalisateur, il faut leur parler comme on parlerait à des adultes. Il faut veiller à ce qu’ils ne donnent pas l’impression de réciter leur texte. La scène doit être perçue comme un jeu aux yeux de l’enfant ; il ne doit pas sentir une contrainte. Par ailleurs, Pascal Thomas prend bien soin d’expliquer à ses jeunes interprètes leur dialogues. Cette méthode présente cependant des limites, par exemple pour les scènes entre Marilyn et sa maman (jouée a l’écran par Isabelle Carré).

Les acteurs et les personnages.
Pascal Thomas explique que sa base de travail reste plutôt mince. Il ne dispose que de lignes directrices. Pour lui, l’interprète enrichit de son expérience personnel son personnage. Ainsi, la fantaisie gestuelle de Isabelle Candelier est venue enrichir les attitudes de son personnage. Par ailleurs, le metteur en scène aime mêler des acteurs d’origine diverses, et surtout les détourner de leur image. C’est particulièrement manifeste dans ce film avec Christian Morin. De plus Pascal Thomas insiste sur une nouvelle génération de comédiens français, qui selon lui, semblent plus représentatifs de la société française : c’est pour lui une des causes vraisemblables de la renaissance d’un certain cinéma français.

Le choix de la ville de Nantes
Après une première esquisse de scénario, le choix d’une ville Atlantique s’imposait. l’équipe du film avait effectué des repérages à Calais mais c’est finalement Nantes qui a été retenue. L’équipe avait été émerveillée par la lumière superbe d’une scène de rue . De plus aux dires du réalisateur, tout semblait s’accorder. Ce dernier ne regrette pas son choix dans la mesure où d’après lui, on sent au fur et à mesure , la ville envahir le film, lui donner vie. Par contre, il a soigneusement évité certains quartiers de la ville qui renverraient à l’œuvre de Jacques Demy comme La Cigale. Son choix s’est porté sur celui des Garennes, un ancien quartier populaire qui surplombe toute la ville.

La fin du film, la dernière scène
Les auteurs avaient imaginé plusieurs fins : dans la première la voiture de Vincent Lindon partait en zigzag (image d’un éternel balancement). Dans une autre épilogue (filmée cette fois), le personnage de Christian Morin se demandait dans quel état les enfants allaient leur rendre leur parents ! Finalement, le film se termine sur Alessandra Martines déclarant à Vincent Lindon, après une crise d’hypoglycémie « Je suis bien là » ce qui résume assez bien la propre philosophie de Pascal Thomas. Pour lui, « l’instant compte plus que tout »

Le titre du film
A l’origine, le film devait s’intituler Mercredi mais ce titre n’était pas assez explicite. Il devait symboliser la force de la vie. D’autres titres comme Mercredi pour rire ont été envisagés mais c’est finalement Mercredi (ou la ) folle journée qui a été choisi. Ce titre constitue un clin d’œil à la folle journée de Nantes, une célèbre manifestation musicale de la ville.

Merci à la direction du cinéma l'Ermitage et à C.A.D. pour leur aide précieuse.
J.H.D. 

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