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Tokyo Fist de Shinya Tsukamoto
Avec : Shinya Tsukamoto, Kaori Fuji, Kohji Tsukamoto, Naomasa Musaka, Naoto Takenata
Le film relate le parcours de Tsuda, l’archétype du cadre japonais stressé, insensible et sans réelle personnalité. Un jour, il rencontre un ami d’enfance devenu boxeur professionnel, un dénommé Takuji. Ce dernier ne tarde pas à séduire la femme de Tsuda, Hizuru. Bien décidé à la reconquérir par tous les moyens, il décide de devenir lui aussi boxeur, histoire de régler ses comptes tandis que son ex épouse entreprend de travailler son propre corps en se le pierçant de manière sauvage…

Avec Tokyo Fist, Tsukamoto reste sur la lancée des Tetsuo avec leurs horribles mutations mécanico-organiques. Le réalisateur japonais décrit la destruction du corps comme un moyen de se le réapproprier. A l’instar d’un certain David Cronenberg, Tsukamoto joue la carte de la mutation des corps, cette mutation s’opèrant ici au cours de combats d’une sauvagerie extrême. Comme pour souligner cette bestialité, sa mise en scène reste très primaire, simplifiée à l’extrême mais avec un récit et un montage très percutant que le spectateur reçoit comme un coup de point dans le visage. Par sa manière très particulière de jouer avec les conventions de toute sorte (celle de la boxe, du film d’action, de la société nipponne…), Tokyo Fist s’impose de lui même comme une des démonstrations les plus abouties du caractère primitif de notre civilisation. En un mot, c’est un chef d’œuvre !

J.H.D. 

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