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chroniques littéraires

Sa Majesté des Mouches de William Golding, Gallimard (Folio)
 
Un accicent d’avions, une île déserte perdue au beau milieu de l’océan. Les seuls survivants, tous de jeunes enfants, tentent de s’organiser pour survivre mais bientôt des divergences puis des rivalités apparaissent au grand jour. La situation dégènère progressivement, des clans se forment, une guerre devient rapidement inévitable…

Ce classique de la littérature anglaise a plutôt mal vieilli, engoncé dans un style assez terne et trop démonstratif. A partir d’un point de départ très original, William Golding signe une étude saisissante des sociétés humaines. Par le biais de ces enfants qui reproduisent les modèles de leurs parents, le livre dresse le constat sévère d’une humanité qui se reconnaît le mieux dans la barbarie et la violence. Le romancier se moque de la prétendue supériorité intellectuelle de ces jeunes britanniques. Elle n’est qu’une illusion, leurs connaissances ne pouvant résister à la force et à la loi du plus fort.

Pour William Golding, ce sont avant tout les individus qui font et défont les sociétés et non une organisation politique. Cela renforce l’impression de malaise distillée par le livre mais l’auteur ne cède pas à la tentation de s’abandonner dans une vision purement cynique de l’humanité. Ainsi le roman se conclut sur une note plutôt optimiste, l’intrusion inattendu des adultes sonnant la fin de cette sanglante récréation. L’arrêt des hostilités mais pour combien de temps ?

Editions Gallimard (Folio) 246 pages, 5.90 euros

J.H.D. 

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