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99 Francs de Frédéric Beigbeder, Gallimard (Folio)
 

Malgré sa réussite professionnelle, Octave Parango ne supporte plus son travail de publicitaire. Il rédige donc ses confessions dans le seul but de se faire licencier du prestigieux cabinet APC et d’empocher de confortables indemnités chômage. Il veut en finir avec le cynisme du monde de la communication où tout est provisoire et où tout s’achète par le conditionnement d’une population guère mieux considérée que du bétail.

Evidemment Frédéric Beigbeder, issu de l’univers de la publicité se la raconte ! Il s’agit plus d’une autobiographie déguisée et délirante que d’une charge contre les dérives d’une société consumériste emmenée avec entrain par quelques publicitaires manipulateurs. Frédéric Beigbeder n’a pas totalement tort quand il établit un parallèle entre l’avènement du tout publicitaire et l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Mais cette correspondance, établie par un ancien publicitaire passe mal, dénotant au passage une certaine hypocrisie dans la démarche même de l’écrivain.

Frédéric Beigbeder veut se faire pardonner. Sa plume virevolte d’un bon mot à l’autre, d’une femme à l’autre. Malgré quelques vannes un peu lourdes, 99 Francs se lit avec plaisir mais pas réellement avec effroi. Le style de l’écrivain repose trop sur des slogans publicitaires qu’il a désormais parfaitement assimilés. C’est finalement la force et la limite d’un livre qui a su saisir l’humeur de l’époque.

Editions Gallimard (Folio), 298 pages, 6.60 euros
J.H.D. 

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