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Sans l'orang-outan de Eric Chevillard, Minuit
 

On ne dirait pas comme ça avec son regard demeuré, ses bras velus et sa démarche nonchalante mais l’orang-outang occupe une place primordiale dans l’histoire de l’évolution. L’avenir de la planète dépend de ce grand singe découvert dans les forêts tropicales de Malaisie. A une époque où chaque jour une nouvelle espèce animale ou végétale disparaît sous le coup de l’activité des hommes, Eric Chevillard tente de figurer un monde où l’orang-outang a disparu.

Albert Moindre travaille au zoo où vivaient les deux derniers spécimens. Il évoque le vide sentimental de la disparition de ces deux animaux, une absence qu’il essaiera de combler en formant les membres de son entourage à devenir de véritables orangs-outangs ! La folie s’empare petit à petit du livre. Il s’agit surtout d’une fuite en avant face à l’inexorable destruction de notre écosystème. Les hommes pleurent leurs regrettés singes même si au fond d’eux-mêmes, ils savent qu’il sont responsables de leur extinction.

Le roman, construit comme un long monologue, rate pourtant la fable écologique. Eric Chevillard laisse une trop grand place à l’improvisation. Il y a trop de répétitions notamment dans la seconde partie où l’auteur décrit un monde laissé à l’abandon par les multiples dérèglements climatiques qui ont suivi la disparition du singe. Malheureusement, il se complaît à décrire sa régression. Dans ces conditions, l’exercice de style difficile n’est que partiellement réussi.

Editions de Minuit, 187 pages, 14 euros
J.H.D. 

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