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Rencontre avec Nicolas Fargues de J.H.D.
 

Salon du Livre 2008. Nicolas Fargues vient dédicacer son dernier livre sur le stand de son éditeur POL, l'occasion de parler de ses derniers livres, de sa vie et de ses projets...

Purjus : Bonjour Nicolas Fargues. Je vous remercie de nous accorder cet entretien pour le site www.purjus.net. Première question que nous posons à tous les auteurs que nous rencontrons, pouvez vous vous présenter en quelques mots pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas encore ?

Nicolas Fargues : Nicolas fargues, 36 ans, père de famille, ayant fait des études de lettres, ayant pas mal voyagé, aimant les pays où il fait chaud. Aujourd’hui, salon du livre, ravi de participer à www.purjus.net !

Purjus : nous allons surtout parler de vos 2 derniers livres qui sont J’étais derrière toi et Beau Rôle. Le héros de ce roman, un trentenaire prénommé Antoine fait le point sur sa vie, un peu comme le héros de J’étais derrière toi. Y a-t-il une part autobiographique dans ce personnage ?

Nicolas Fargues : Oui, bien sûr. Même si J’étais derrière toi était 100% personnel et autobiographique, je ne parle pas forcément d’expériences personnelles dans mes livres. Pour le dernier - Beau Rôle – le personnage me ressemble par bien des aspects.

Purjus : Pourquoi ce personnage est un acteur ? Vous ne vouliez pas évoquer le monde des Lettres ?

Nicolas Fargues : Non. Le cinéma m’intéresse et j’avais envie de faire un personnage acteur, une gageure intéressante pour moi.

Purjus : Antoine est métisse ce qui m’a interpellé. N’étais-ce pas un défi supplémentaire à relever ?

Nicolas Fargues : Non, ce n’est pas un challenge mais une question qui m’intéresse.

Purjus : On ne voit pas très bien le rapport qu’il peut y avoir par rapport à vous ?

Nicolas Fargues : C’est purement un intérêt que j’ai pour ces questions là. La question des origines est abordée d’une manière ou d’une autre dans tous mes livres.

Purjus : Est-ce que cette problématique a un impact sur le regard que vous portez sur la France contemporaine ?

Nicolas Fargues : Bien sûr.

Purjus : Parlons du choix des films cités dans le film. Vous partez de Steven Soderbergh pour aller vers la projection de Collision. Pourquoi ce choix ?

Nicolas Fargues : En France, en ce moment, ce qui m’intéresse, c’est une société multiculturelle. Comment les gens vivent leur(s) identité(s) en France. C’est ça qui m’intéresse.

Purjus : Le passionné de cinéma que je suis a été frappé par l’opinion de votre héros sur le cinéma français. Vous ne l’appréciez vraiment pas du tout ?

Nicolas Fargues : Oui. C’est ce que je pense. Il y a des réalisateurs que j’aime, il y a des films que j’aime, une période du cinéma français que j’aime. Mais aujourd’hui, en général, je ne vais pas voir beaucoup de films français au cinéma parce que je suis souvent très déçu et en colère.

Purjus : Oui, j’ai bien compris que Gaspard Noé ce n’était pas votre truc… Le choix des films s’est effectué par rapport au thème du métissage ou à vos goûts ?

Nicolas Fargues : J’ai eu envie de partir au hasard. J’aime beaucoup Soderbergh mais il aurait pu s’agit des frères Coen ou de n’importe qui. Ensuite, j’ai tiré le fil.

Purjus : J’ai particulièrement apprécié l’interprétation donnée par Antoine du dernier film de Spike Lee (Inside Man), cette idée qu’au travers d’un banal polar, le cinéaste noir s’approprie l’Histoire des blancs

Nicolas Fargues : C’est souvent comme ça dans dans beaucoup de films de Spikie Lee.

Purjus : Revenons à J’étais derrière toi. Vous m’avez dit tout à l’heure qu’il s’agissait d’un roman à 100% autobiographique

Nicolas Fargues : Oui

Purjus : Même dans le choix de l’Italie ?

Nicolas Fargues : Tout s’est joué là bas. J’ai des origines méditérranéennes comme le héros. Je n’ai rien inventé de cette histoire.

Purjus : Tout ? Même la violence physique ou verbale ?

Nicolas Fargues : Absolument

Purjus : Et après ? Avez-vous revu cette étudiante italienne ?

Nicolas Fargues : Nous avons eu une histoire qui s’est terminée comme beaucoup d’histoires se terminent. C’était une belle histoire.

Purjus : Y a-t-il quelque chose qui vous a marqué dans l’actualité culturelle de ces derniers mois ? Un livre, un film ? Une œuvre récente ou redécouverte ?

Nicolas Fargues : Je vous ai parlé des frères Coen. Je trouve que leur dernier film No Country for old Men est fantastique. C’est le dernier choc esthétique que j’ai eu au cinéma. Il ne remonte pas à très loin.

Purjus : Est-ce que vous voyez la littérature de la même manière qu’à vos débuts ? Pour ma part, je trouve que vous mûrissez, que vos livres sont plus graves, plus sérieux.

Nicolas Fargues : Disons que ça me fait moins peur qu’avant mais je trouve que c’est de plus en plus difficile. A la fois, il y a quelque chose qui me fait moins peur dans l’idée d’écrire un livre mais le plus difficile, c’est d’arriver à écrire quelque chose qui me plaise vraiment. Vous avez certainement raison : plus j’écris, plus j’ai les armes pour écrire mais ça me paraît encore plus loin d’y arriver.

Purjus : Des projets ?

Nicolas Fargues : un roman en cours.

Purjus : Merci

Paris, Salon du Livre, Mars 2008


Retrouvez Nicolas Fargues sur www.purjus.net

Beau Rôle, Editions P.O.L. , 238 pages, euros, (chronique dans notre édition d’avril 2008)

J’étais derrière toi, Editions Gallimard (Folio), pages, euros, (chronique dans notre édition d’avril 2008)

One Man Show, Editions P.O.L. , 238 pages, 17 euros (chronique dans notre édition de novembre 2002)

 

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