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Les Hommes-couleur de Cloé Korman, Seuil
 
En 1989, Joshua Hooper, employé du groupe Bombardier se voit confier une étrange mission : solder les comptes de la compagnie Pulman rachetée quelques années auparavant. Le fleuron du chemin de fer américain s’est fourvoyé dans de grands projets d’infrastructures incontrôlés. Un chantier intéresse en particulier Joshua Hooper. En 1944, la ville de Mexico et la Pulman se mettent d’accord pour la construction d’une ligne de métro qui ne voit le jour qu’en 1967… Un vieil ouvrier nommé Gris Bandejo l’informe de l'existence d’un chantier secret mené par deux expatriés près de la frontière américaine…

Le récit d’investigation économique se retrouve bientôt débordé par le destin hors normes de Georges Bernache et de sa femme Florence Evans. A Minas Blancas, près du voisin américain, s’est développé un immense tunnel reliant les deux pays. Initialement conçu pour un échange entre les deux pays, l’ouvrage s’est petit à petit transformé en utopie collective dévorante. Bernache lui donne le nom de Livourne en hommage à la cité portuaire crée par Ferdinand de Médicis pour accueillir les marins du monde entier quelque soit leur origine. Les déclassés accourent de tout le Mexique pour participer à cette folle entreprise, pour creuser encore et toujours plus de galeries souterraines jusqu’à atteindre l’autre côté de la frontière.

Mais bientôt Georges Bernache et sa femme ne peuvent contrôler la foule comme la romancière son récit. L’écriture devient lancinante parfois fantasmagorique et incapable de donner une réalité à l’intrigue. Surtout, Cloé Korman cherche à aborder trop de thèmes et de genres. Le roman s’embarque ainsi dans le récit caricatural du procès du fils adoptif de Bernache. Le roman pose de multiples questions auxquelles la romancière ne répond pas. L’évocation de la carrière musicale de Nino n’a pas de sens et illustre une fin ouverte et … bâclée. Après 300 pages d’une lecture assez ennuyeuse, les lecteurs de Cloé Korman ne sont guère récompensés…

Éditions du Seuil, 318 pages, 19.50 euros


J.H.D. 

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