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chroniques littéraires

Aimer à peine de Michel Quint, Joelle Losfeld (Arcanes)
 
Humain trop humain.

Cela commence par une citation de Camus mais c’est bel et bien Apolinaire qui tire les ficelles de cette suite aux Effroyables Jardins. Une nouvelle confession peut commencer. Le narateur, le petit garçon de Effroyables Jardins relate son voyage d’études en Allemagne à l’occasion des Jeux olympiques de Munich en 1972. Il y rencontre une jeune allemande dont il tombe amoureux et surtout l’officier à l’origine de l’arrestation de son père, souvenir d’un passé dont les plaies mal cicatrisées s’ouvrent sur le présent…

Michel Quint livre ici une mise en abyme saisissante autour des relations franco allemandes. L’auteur met en exergue le poids d’un passé trop lourd à porter pour stigmatiser les dérives d’une vision unilatérale de l’histoire, même s’il n’est pas question de jeter l’éponge sur les crimes. Michel Quint s’interroge sur la responsabilité de tout un peuple pour mieux questionner le devoir de mémoire et œuvrer pour une véritable réconciliation, et non la mort de nouvelles victimes expiatoires. Avec son style si caractéristique, il assène encore une nouvelle leçon d’humanité. Le prix à payer pour briser les liens d'un passé meurtrier.

Editions Joelle Losfeld (Arcanes) 77 pages, 7.50 euros
J.H.D. 

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